Archive pour la catégorie ‘soupirs’
Le off, c’est in
Comme chaque année, le Festival In d’Avignon accueille des invités prestigieux : Olivier Cadiot, Christoph Marthaler, Ariane Ascaride… Va y avoir du Shakespeare, du Musil, du Kafka, du Ionesco, du Brecht… Que du grand. Mais, en fait, on s’en fout.

Le In, ce n’est pas pour les 2 nouilles. Nous, c’est le Off. Être au premier rang dans un tout petit théâtre, voir le comédien trembler, discuter au hasard avec les artistes dans la rue, découvrir des textes, rencontrer les auteurs. La nouille aime. Du 8 au 31 juillet, plus de 1 000 spectacles sont joués dans des dizaines de théâtres. Comment une nouille réussit-elle son festival ?
File d’attente
Le jean troué, la veste en cuir poisseuse, il a l’haleine lourde d’alcool. Il râle, il gueule. « Vous branlez rien. J’suis pas d’Bordeaux moi, j’vous emmerde ».
Malaise dans la file. Insultes.
L’attente est longue, la file s’allonge et le guichet de la Poste ne désemplit pas.
C’est son tour.
« Yves J*****, je suis SDF, je suis au Samu Social. Combien j’ai sur mon compte ?
- 1 euros 30
- Bon, je les prends
- Non, Monsieur, je ne peux pas vous les donner, vous savez
- Non, j’sais pas
- Il faut un minimum sur le compte
soupirs »
En sortant, je me suis dit qu’il était bien le seul à donner son nom pour se présenter à un guichet de la Poste. Une seule chose lui appartient encore : son identité.
The Future is Now : Play
Elle est là, juste à gauche en entrant. Elle nous regarde tranquillement, avec ses boutons rose et violet, ses pièces de « 1 francs » à insérer et son grand écran noir. Le joystick à l’air. Quand j’arrive le matin au boulot, je la vois, ça me fait plaisir, je lui claquerais pas la bise mais franchement, j’ai souvent rêvé d’elle petite. Alors, la voir en vrai, comme ça, ça fait pétiller le souvenir.

Qu’est-ce que tu glisses sur la platine ?
On aime bien se mettre devant, on s’y retrouve souvent accroupi à feuilleter les disques, à échanger des regards complices, à s’esclaffer. On danse, on dodeline de la colonne, on fredonne, on a la tête qui penche. La platine, c’est comme un autel en hommage aux vieilles choses. Le son crépite, les pochettes de disques sont toutes écornées, scotchées, jaunies, couvertes d’écritures.

Lire la suite de cette entrée »
One minute project : capter le quotidien
Il y a 2 mois, Viméo a lancé un groupe, le « One Minute Project ».
Les principes :
- durée : 1 minute
- pas de mouvement de caméra : plan fixe
- plan séquence : aucun montage
- son brut : pas de mixage de quoi que ce soit
S’asseoir, poser sa caméra et prendre le temps de regarder ces « instants minutes » que tous les jours on ne fait que voir. Capter ces moments du quotidien, prendre le temps de porter un regard, observer et rester immobile.
Une histoire en 2 volets
Les volets sont souvent autour des fenêtres, dehors, collés au mur. Ils peuvent aussi être à l’intérieur de la maison ou de l’appartement. Il existe des persiennes, des volets roulants, des volets d’intérieur, des volets électriques, des volets battants, des jalousies, des volets en plastique, des volets coulissants.

Ils protègent de la lumière, de la chaleur, du froid, ils nous cachent, ils nous dissimulent, ils nous isolent, ils font de l’ombre. Ils coulissent, ils se plient, ils se rabattent, ils claquent dans le vent, ils s’enroulent, ils se déroulent.
Lire la suite de cette entrée »
Et paf la mouche
Le « flyvertising » ou la mouche qui ne finira plus sous la tapette.
Via le formidable blog AdverLab.
Rien ne se perd et Dieu s’amuse
Parfois je bloque sur des trucs, bouche ouverte coeur qui bat larme à l’oeil, et plus rien ne se passe.

Devant un tout petit tableau à Vienne, au musée du Belvedere, il y a deux ans.
Devant un court poème hier sur mon écran, en cherchant autour de Bukowski.
Plouf. Lumière. Ces deux là étaient faits pour se rencontrer.
La beauté ne sauvera pas le monde, mais elle y contribue…
Finis les troncs, maintenant, c’est le 1950 en jean moulé.. euh, le 1945
Hier soir, 19h44, dans mon salon, le 1945 démarre (dans le sud, il existe un léger décalage horaire spacio-centré sur ma pendule).
J’ai quitté en courant la cuisine criant à Wonder Coquillette « attends, c’est le 1945, c’est la première fois, j’peux pas l’rater ». Elle me répond laconique, en train d’éplucher les courgettes bio : «mais il y aura le même demain à la même heure ». C’est pas faux. Je marque donc un temps d’arrêt, hésitant entre une argumentation sur le nouveau PAF qui se dessine et sur le moment historique d’enfin voir les fesses de la présentatrice ou bien laisser la question en suspens pour le diner-débat du lundi soir.

Le 1945, le jean en journal
Je consulte l’horloge de la salle de bains : il est 19h53, ça va commencer, pas le temps de tergiverser ! (Dans le sud, il existe un léger décalage horaire spacio-centré au dessus de ma baignoire). Je cours au salon, et je n’ai pas fini de courir. Lire la suite de cette entrée »
Les saxophones sont éternels
René des Musclés, avant d’être René « des Musclés », c’était René de la sensualité, René de la tension érotique, René du saxophone aphrodisiaque, et ça, à l’heure où il disparaît, je voudrais que personne ne l’oublie.
(Parce que vous risquez d’être subjugué par l’extraordinaire scénario du clip, bluffé par la photo, chamboulé par les paroles, transporté par la musique, haletant(e) de désir, un avertissement: retenez un peu vos hormones, restez digne. On est là pour un hommage.)
Brad a quitté Victoria qui aime Doug depuis le lycée qui a perdu son beau père adoptif, Devon, et Sharon kiffe Nick
A l’heure où les media fêtent les 40ans du plus gros festival de boue et de hippies cul-nul (Woodstock pour les retardataires ayant évité les multiples DVD anniversaires ultra marketés), TF1 célèbre les 20ans des Feux de l’Amour. EN 1989, il n’y a pas eu que la chute du Mur de Berlin, Il y a eu aussi Les Feux de l’amour (abrégé FDA par les addicts).

« The Young and the Restless » débarque sur nos écrans couleurs avec télécommande à fil le 16 août 1989 sur TF1. Lire la suite de cette entrée »
Perdre tous mes Ko pendant le maillot.
Hier midi, j’ai décidé de faire une vraie pause et de rentrer déjeuner tranquillement chez moi. Une demi-heure plus tard, j’étais confortablement installée devant une petite salade maison, écoutant France Inter, une fourchette dans la main droite, feuilletant le dernier Elle de l’autre, jetant régulièrement un œil sur mon Iphone bloqué sur Twitter, prête à consulter dans la seconde tout E-mail entrant.
Zen.
Quand le téléphone a sonné pour une conversation qui s’annonçait assez longue, et commençait tout naturellement par « t’as vu mon mail ? » j’ai posé la fourchette et le magazine, je me suis levée, et j’ai commencé à étendre ma dernière lessive tout en papotant, l’appareil coincé sur l’épaule.
Tranquille.
Impossible Angélique
Il fait tiède et encore jour, c’est la fin du week end, j’ai des fruits d’été mûrs à point, pas de boulot ce soir… Mmmmh… En principe, un dimanche comme celui là, en deuxième partie de soirée, TF1 devrait rediffuser Angélique Marquise des Anges pendant que je soigne mes ongles de pieds. (342kqjtfay)

avant tout, une grande saga en costumes
Eh bien figurez-vous que non. Un scandale. Encore une tradition française qui fout l’camp. Et plus j’y pense, plus il m’en monte une envie aussi puissante que celle d’un sundae caramel… Oh oui, j’en veux, des violons tendus à la limite du burn-out, de la crinoline qui s’envole, du Bandit du Brigand du Sultan du Poète du Pirate, de la Duchesse de la Courtisane de l’Odalisque… Oh oui, je suis sérieuse. Tu vas voir.
Boubat, Prévert, parce que.
(Edouard Boubat et Jacques Prévert ont des mots et des images
qui vont si bien ensemble, si bien ensemble.)

Le Cancre
Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu’il aime
il dit non au professeur
il est debout