Archive pour la catégorie ‘on s'est posé la question’
Les blogs de filles sont nuls parce que les filles, c’est des cloches.
Quand j’ai ouvert un compte sur Formspring (la nouvelle plate-forme sociale qui permet aux grands ado du 2.0 de jouer anonymement à action-vérité et à touche-pipi sans se faire attraper), voici la première question qui m’a été posée :
Pourquoi tous les blogs de filles glorifient la forme sans contenu ?
HAN. Il fallait lire : « prends ça dans tes dents, fille futile qui blogue des trucs creux comme toutes les autres ». J’ajouterais bien « et encore, quand j’ai le temps et le courage »… Pourtant la question est pertinente, en plus d’être joliment posée. Elle m’a rappelé les sujets piégés des épreuves de « GrandO » de Sciences Po. C’est parti pour une réponse argumentée, comme j’ai appris, en deux parties, deux sous-parties, deux soussouparties. Un peu de contenu et d’austérité, que diable.

Elle est revenue, pas de pitié pour le net
Il y a souvent cette question, mais que sont-ils devenus ? Ils ont erré comme ça dans notre mémoire, on les fredonne, on les revoit avec leurs jeans très haut sur les hanches et la chemise en dedans, le jus de fruit éternellement sans alcool à la main et les rires enregistrés en fond sonore.

Ils font partie de mon patrimoine téloche, de ma culture PAF, c’est un peu le générique du 17h30-18h du collège. Hélène, Nicolas, Johanna, Justine, Christophe.. Parce que même si on ne les regardait pas, on tombait toujours dessus et on se laissait porter par ces dialogues mièvres et pudibonds sans trop y regarder. Ils ne mettaient même pas la langue !
Et c’est parti! Et c’est parti pour le ciao!
Si j’ai atterri sur ce blog, c’est aussi pasque moi aussi, j’aime bien les mots. Et l’orthographe. Et la grammaire. Quand j’étais petit, je me souviens que j’aimais bien faire des dessins à côté de mes poésies et commencer les vers par des majuscules en rouge *coup de radiateur dans la face* On enchaine. Je disais donc que j’aimais bien les mots. Mais de savoir d’où ils viennent, ça me procure des sensations plus extrêmes encore (m’enfin rien à voir avoir une douche Herbal Essence quand même).
Anyway, en Italie, si tu veux t’enduire d’italianitude de la racine jusqu’aux pointes, tu ne passeras pas une seule journée sans lancer un p’tit ciao, comme ça, à la volée (mais pas trop aux objets inanimés quand même). Le ciao, c’est le password par excellence. Quand t’entends un ciao, tu penses olives, Toscane, trattoria, limoncello, meurtre-perpétré-par-la-Camorra. Mais au fait, ça veut dire quoi ciao?
Le jour où on a décidé de continuer quand même
Camille et moi, pour fêter les six mois de notre bébé blog, on voulu faire un « conseil d’associées à mi-parcours du premier exercice ».
On a branché la webcam en se disant « Hé, avec du bol, on sera marrantes ». D’une, on n’a pas vérifié le micro : deux heures plus tard on a compris qu’il n’y en avait pas. De deux, je vous garantis qu’on n’était pas drôles. Rendons-nous à la raison, certaines ont du talent pour ça et nous pas, la preuve:
Vous aimeriez quand même savoir ce qu’on avait à raconter ? C’est dingue ça…
« Tous les suivants du monde devraient s’donner la main… »
Samedi dernier, c’était la journée « entretien immédiat » à la BNP. De 9h30 à 16h30, on pouvait se rendre sans rendez-vous à l’agence Opéra pour un entretien d’embauche de 10 minutes. Comme chez le coiffeur.

Mais quelle aubaine, alors qu’il est si difficile au chômeur moyen d’obtenir un entretien, de pouvoir passer la porte sans formalité ! Avoir enfin une chance de se vendre, de gagner la place, la chaise, l’ordinateur, les objectifs, le bulletin de salaire, le CDI sans lesquels on n’est personne. Tu veux survivre ? Sois plus motivé que ton voisin, et vite: y’en aura pas pour tout le monde.
Samedi il faisait froid. France Inter a traité brièvement le sujet dans son journal de 19h. Devant l’agence Opéra, il y avait eu la queue toute la journée pour le speed recrutement. Un gros tas de jeunes « motivés » qui frottaient sans doute leurs paumes pour avoir au moment « M » la poignée de main chaleureuse qui ferait la différence. Les recruteurs, confortables, expliquaient très professionnellement qu’en 10 minutes, on sait tout de suite à qui on a affaire : c’est la motivation qui prime, disait l’un, on voit ça à « l’œil qui pétille ».
J’assure pas un cachou en sérendipité
La sérendipité, c’est, paraît-il, l’art de trouver ce que l’on ne cherche pas.
Le concept est très à la mode, depuis que la dernière génération arrivée au boulot passe son temps à glander travailler sur Internet. La sérendipité, c’est tout ce qu’on a trouvé, quand on bosse dans « la-créa-de-la-com-du-ouaibe », pour expliquer à nos patrons que de regarder la vidéo d’un panda qui se brosse les dents n’est que l’étape d’un processus de recherche d’avant-garde et une nouvelle forme de professionnalisme.
Il y a la sérendipité qui nous inspire, et le « multi-tasking », qui nous permet, à nous les néo-humains de la génération Y, d’avoir cinq yeux : un pour la vidéo du panda en bas à gauche, un pour les notifs twitter en haut à droite, un pour les 3 fenêtres de tchat en bas, un sur la playlist qui joue dans le casque, et un dans le dos (au cas où N+1 arriverait, quand même).
J’ai voulu tester la sérendipité en vrai. Qu’est ce qu’on trouve quand on ne trouve pas ce que l’on cherche ?

La bonne pioche (métaphore)
Voici mon cas d’école (que les Dieux de l’hypertextuel soient avec moi) : je cherche l’origine de l’expression « ne pas assurer un cachou ». Et qu’est-ce que je trouve ?
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J’ai avalé un Bled et ça me rend parfois nerveuse (#1)
Vous souvenez-vous du « Bled », instrument de torture écolière du XXè siècle à couverture bleue et blanche? Des règles d’orthographe d’usage, de conjugaison, de grammaire, une couverture rigide imputrescible, du papier rêche et des exercices à trous (les trous de gomme des précédents locataires qui avaient fait les exercices direct sur le livre, les vilains).
"Ouvrage couronné par l'Académie Française"
En insupportable bonne élève, j’adorais « faire du Bled ». Camille la geekette nostalgique m’a retrouvé sur Ebay celui de mon CM2. J’inaugure ici une rubrique qui ne reviendra peut être jamais, spécialement dédiée aux fautes d’usage qui m’énervent – vous aurez tout loisir de relever les miennes en commentaires « tananère ».
Aujourd’hui, nous traiterons ensemble de l’usage de l’adjectif « virtuel ».
Dernièrement, en évoquant ce blog, twitter et les rencontres qu’ils ont permises, j’ai entendu pas mal de phrases du même tonneau que celle-ci:
Non mais attends, atterris! Tout ça, ça se passe dans un ordinateur, avec des gens que tu connais pas, que as jamais VUS en VRAI. Tout ça, c’est du virtuel.
Ca m’énerve. Doutez de mon équilibre psychologique autant que vous voudrez, mais par pitié, faites-le dans le respect de la langue française.
Gastronomie vendéenne
Chère Camille,
Je sais que tu raffoles des cartes postales, et j’en ai repéré tellement de moches ébouriffantes que le choix est encore difficile.
Mais ce matin, à la boulangerie, c’était tellement merveilleux que je fais une entorse à mon régime de vacances offline pour t’envoyer un mail.

Faudra faire sans la photo du fion: y'avait trop la queue
Bisous
Ta nouille
La fin des journaux : quelle information pour demain ?
Peut-être est-il temps de paniquer affirme Bernard Poulet dans son livre « « La fin des Journaux et l’avenir de l’information », publié chez Gallimard (janvier 2009). Les journaux licencient de plus en plus, perdent davantage d’argent chaque jour, le lectorat s’amenuise, les investissements publicitaires diminuent (le nombre de publicités dans la presse a chuté de 32,5% ces 10 dernières années) : le bilan est plus que morose. Bernard Poulet qualifie la presse de « grand corps malade ».

Quelle information est aujourd’hui proposée au lecteur ? Que devient le métier de journaliste ? Quels sont les modèles économiques viables pour un journal et pour un site d’information ? Quel est le pouvoir des médias ? Autant de questions passionnantes auxquelles Bernard Poulet tente de répondre. Lire la suite de cette entrée »
Pourquoi ce n’est pas standard
Ça m’énerve : pourquoi tous les chargeurs de portable ne sont pas avec la même connectique ?
Et aussi, pourquoi le truc qui se met sur un seau pour essorer la serpillière n’est pas d’un diamètre standard ??
Hein, pourquoi ? Ça m’énerve qu’on nous pousse à tout acheter ensemble et pas en pièce détachée.
Mon soutien-gorge s’enlève à l’eau
Tout a commencé sur Facebook par le message d’un ami (de ceux que je croise surtout sur Facebook, voyez), qui m’invitait à passer mon week-end à me faire peinturlurer les nichons dans le cadre d’un happening artistique. Vaguement flattée, je décline, arguant poliment du peu de surface qu’offre ma région mammaire à l’Art, tout Body soit-il.
Parce que j’avoue, sur le coup, j’ai entendu une voix qui disait « cendriers en rotin » et « regarde, elle cligne de l’oeil, touk touk »… On a les références qu’on peut. (Faites pas vos mijaurées, vous vous en souvenez aussi, et non, j’ai pas trouvé la vidéo)

Body Painting de tradition française.
J’ai trouvé l’initiative assez marrante, passé un peu de temps à suivre leur projet, (qui change quand même du soutif à fleurs) et en cherchant autour, j’ai découvert: 1- que c’est pas neuf / 2- qu’il y a plusieurs écoles / 3- que c’est tendance, on dirait …