[Streetrevue #14]
Elles sont là, immobiles, monochromes, d’un simple trait blanc.
Les portes de craie ouvrent vers un ailleurs hypothétique et éphémère.
Elles me donnent envie de jouer au passe-muraille.

[Streetrevue #14]
Elles sont là, immobiles, monochromes, d’un simple trait blanc.
Les portes de craie ouvrent vers un ailleurs hypothétique et éphémère.
Elles me donnent envie de jouer au passe-muraille.

[Streetrevue #13]
A Angoulême, les dessinateurs ont envahi la ville : Lucky Luke se marre à la fenêtre, Gaston Lagaffe fait … une gaffe, Boule et Bill font de la balançoire… Les fresques murales géantes et « murs peints » habillent un peu partout la ville et c’est drôlement accueillant.
Je profite du rituel « la journée A/R au festival d’Angoulême » pour une revue qui sort des cases.

[Streetrevue #12]
En 2012, c’est sûre, la revue streetart fera un détour par Toulouse (mais pas par Mulhouse, j’y connais personne) et pourquoi pas en terre andalouse. Qu’il y ait de la pelouse ou de la bouse, je n’ai pas besoin de blouse, je franchis tous les obstacles, sauf la pochouse, ça, ça me foutrait le blues. Qui sait, un jour, détectée par Tom Cruise, la revue me rapportera peut-être du flouse…
En tout cas, elle va jouer les ventouses en 2012, j’aime trop regarder ailleurs.
Allez, c’est partie pour la partouze d’images !

[Streetrevue #10]
J’aime bien changer le dentifrice de place. Rompre avec mes automatismes. Chercher le dentifrice.
Je fais pareil avec les itinéraires de mon quotidien. J’emprunte de nouvelles rues.
Ces derniers jours furent un régal.
Merci les madame et monsieur de l’art de rue de Bordeaux.

Cette revue est autorisée aux moins de 18 ans.
[Streetrevue #9]
Il y a des jours où les2nouilles change de thème, où je change de travail, où j’achète des microsillons, où je prends le train Gare St Roch, où je mange des frites, où je me cogne 4 fois, où je me baigne, où je bois des coups, où je perds mes claquettes. Tous ces jours, comme toujours, je trimballe mon appareil photographique.

[Streetrevue #8]
Du 8 au 31 Juillet, avec le Off, Avignon croule sous les pancartes. Gouttières, feux de circulation, lampadaires, cactus, attaches vélo, poteaux en tout genre, barrières, balcons, fenêtres, persiennes, grilles, arbres, fontaines, vitrines, poussettes, vélos, sièges, sets de table, humains : tout ce qui est ficelable est ficelé. Le chaos est total, l’anarchie graphique, absolue, c’est la jungle, le bordel en grandiose.

S’il vous plaît
[Streetrevue #7]
Voilà l’été, toujours l’été, voilà l’été, éhéhéhé. Je déteste cette chanson. Pourtant elle reste dans ma tête, toujours un peu trop longtemps. Les 2 nouilles partent bientôt rejoindre les cigales, le OFF, avec pastis et chapeau de paille. C’est l’étééhéééhééé.
A Bordeaux, c’est la grande récré. La ville a été transformée en galerie photo. Des artistes s’amusent à répondre aux autres. Un zoo africano-campagnard s’est même invité vers St Michel.
Fish-eye King Size
[StreetRevue #6]
Quand est-ce qu’il/elle l’a collé ? C’était un matin ? Un mardi peut-être ? Un dimanche, il doit y avoir moins de monde. Genre à 7h30.
Il ne devait pas pleuvoir, ça ne doit pas être commode sous la pluie.
Il a pris un escabeau là, c’est pas possible.
Elle se balade donc avec une craie dans la poche. Ça ferait pas des tâches la craie ?

Car Crash Pink à St Michel
[StreetRevue #5]
Dans les années 90, le Kriss-Kross mettait son blue-jeans à l’envers. C’était pleinement conscient, hyper marketé et, on peut le dire, assez stupide.
Aujourd’hui, sur les murs, il y a ceux qui font et il y a ceux qui défont. Les effaceurs. La brigade « Anti ». Ils arrachent, karchérisent, grattent, recouvrent, repeignent. Et, à force de supprimer, ils révèlent de nouvelles formes, de nouvelles couleurs, dessinent de nouvelles œuvres. Dans ce palimpseste perpétuel, c’est une œuvre en creux qui se dessine, une version en négatif, en contraste inversé. Du « reverse » comme y disent les Américains. Ça fait plusieurs semaines que mon regard s’attarde sur ces tableaux et que je me régale avec ces tags à l’envers.

[StreetRevue #4]
Quand je marche ou fais du vélo, je me retourne souvent, juste pour avoir un autre angle. Un contrechamp. J’ai appris il y a bien longtemps qu’un chemin se regarde dans les 2 sens. Au cas où.

Carrelage sur Pierre
Mercredi, en fin d’après-midi, un homme s’amusait avec 9 ballons jaunes. Attachés les uns aux autres avec une corde rouge, ils formaient un drôle de cerf-volant dans le ciel de la place de la Victoire. Jeudi midi, c’est une drôle d’installation qui se dressait sur une diagonale de 20 mètres. Un ruban d’argent (pas du papier d’alu, c’était beaucoup plus fin) reliait 2 lampadaires de la place : comme du Christo mais qui tentait d’emballer le vent.
Il soufflait fort ce jeudi. J’ai toujours aimé écouter le vent dans les pins. A Bordeaux, je n’entends pas beaucoup le vent. La ville est très minéral. Avec ce ruban, le vent prenait tout à coup sa place, il devenait soudain présent et visible. Tout d’argent vêtu. Ça claquait, c’était strident, assez désagréable parfois. Les nuages et le soleil s’y reflétaient. J’ai trouvé que c’était beau.
Je me suis demandée qui du lampadaire, qui du ruban, cèderait en premier. Du coup, je suis restée.
Lire +[StreetRevue #3]
D’un arrêt à un autre, le regard glisse sur les façades, cherche un peu le ciel puis revient à la ville, aux visages qui montent et descendent. Les belles choses passent à toute allure, impossible de les saisir. L’ennuyeux avec le tram, c’est qu’on ne s’arrête pas quand on veut. Il faudra que je revienne, à pied ou à vélo, pour les photographier. Et si ce n’est plus là demain ? Et s’il pleut ?

Rouge / Blanc / Jaune
[StreetRevue #2]
Alors que l’on se déplace d’un point à un autre, un élément surgit, imprévu. Il ne respecte pas les codes graphiques de la ville, il s’en amuse, les recouvre, les détourne, les gribouille. Il trouble pendant quelques instants le cours du quotidien. Éphémère et fragile, on ne sait jamais si on le retrouvera le lendemain. Aussi, s’il est toujours là, il devient petit à petit familier.

Une coccinelle qui porte bonheur

Dans la ville, les yeux en l’air, les murs m’amusent. Mon regard traîne et cherche. Pochoir, marouflage, sticker, graff, tag, installation : la ville est un grand espace de jeu. Je ne vois pas de dégradation ou de pollution dans ces interventions urbaines mais bien plutôt une réelle proposition éditoriale au sein d’un territoire.
Sélection de quelques unes de mes trouvailles de ces dernières semaines dans les rues bordelaises.
(photos réalisées à l’aide d’un appareil intégré dans un téléphone mobile sans fil, pas HD)
à vous la passerole