Viens par là, t’as ton ticket ? Montre ! C’est bon, tais toi maintenant, tu dis rien, tu comprends plus rien, tu réponds plus, t’as compris ? Tu fais tout ce que je te dis : si je te dis de courir, tu cours, de marcher, tu marches, de te baisser, tu te baisses. Tu fais tout ce que je te dis : je suis ton passeur.

TICKET, ça commence comme ça : une rencontre au bout d’un chemin, une destination inconnue et un homme, King Phone, qui vous promet de vous faire passer. Avec lui, « c’est 100% garanti pour cette fois ou la prochaine ». Vous êtes un clandestin. Vous suivez un homme que vous ne connaissez pas et vous devez le croire, lui faire confiance : vous avez acheté votre ticket.
Festival d’Avignon, jour 2, petit dej’ ensoleillé en terrasse, les cigales dorment encore.
- On a dit qu’on allait voir quoi, là, déjà?
- « Carte d’Identité », 11h, à la Manufacture.

On avait retenu une quinzaine de spectacles pour notre séjour, mais on ne se souvenait plus forcément pourquoi. L’affiche sentait la pièce sérieuse: un beau graphisme minimaliste, rien à voir avec « Les soeurs Troppo s’amusent au couvent des nonnes troppo », « Couscous aux lardons » ou « Ma femme me prend pour un sex toy » (il en faut pour tous les… goûts?).
- Ah ouais, ça parle de quoi, déjà?

Off the wall : affiches accrochées à des bouts de ficelle dans tout Avignon
Je suis en train de préparer un dossier pour le boulot et je cherche les chiffres clés du VLS (Vélo Libre Service) en France, je google donc « chiffres VLS en france » et google me dit très gentiment :
« Essayez avec cet orthographe : chiffres VIOLS en france »

Que te répondre cher Google… Ce n’est pas une folle requête mais une folle suggestion.. Je suis sûre que Google vous en fait des belles à vous aussi, des suggestions ?
Lire +Moi, mon père m’a jamais dit, « allez viens camille, j’vais te montrer comment on perce un carrelage avec une mèche », « branche la percussion, ça forcera moins », « le fil bleu c’est le neutre », « vérifie tes niveaux, faut que ce soit droit ». Jamais. J’ai jamais percé un mur toute seule, jamais acheté des chevilles toute seule, jamais j’ai eu de perceuse-percuteuse-visseuse à moi. Et puis tout a changé un jour de Castorama, j’ai black et deckerisé ma vie : ça y est, les murs pouvaient trembler, j’avais une machine à moi.

Il y a quelques semaines de ça, je suis partie en expédition « chasseur de tags » à Labenne (40 : Landes). Situés en bord de national, une usine et ses hangars : apparemment c’est un hotspot pour parisiens et locaux. J’ai visité sous un beau ciel bleu.
Pour retrouver toutes les photos : les usines à tags.
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à vous la passerole