Enfin des mots justes pour attaquer cette nouvelle année.
Tous nos vœux pour 2011.
En hongrois, ça fait : « boldog karácsonyt » (je sais pas si l’exclamation existe en hongrois)
Et en normand : « euuh làh, el bon nouyel ! » (là, oui, y’a exclamation et en général, elle roule des yeux)

Joyeux Noël donc !
Lire +En 2011, il faudra tourner les yeux dans les bonnes directions et éviter les impasses. Revue sélective des tendances de la prochaine année, histoire de bien finir celle-là.
Lire +A l’improviste, il trébuche et tombe pesamment.
« A nous deux, cette fois, mon ami! »
Mais il s’agit d’un truc, dès que Jenifer se découvre pour s’approcher…
L’homme tire… La balle ne la blesse pas heureusement, mais elle l’a désarmé…
« Ah! quelle déveine
-Tu es fichue, idiote! »
Jenifer est espionne et blonde, elle a un prénom américain et elle va tuer ce méchant monsieur qui la traite d’idiote.
Jenifer est l’héroïne d’un roman photo de janvier 1975, Requiem pour un espion, publié par Edital. Comme quasiment tous les acteurs de roman photo, elle est italienne, elle est belle, elle a des beaux seins et peut-être un beau derrière, mais on ne le voit pas assez souvent pour en juger. Elle est une star, un peu comme Gina Lolobridgida, première héroïne du premier roman photo paru en France : « Au fond du Coeur », 1949.

En 1875, Alfred-Louis Auguste Franklin, historien de la ville de Paris, imaginait sa découverte archéologique en 4908, longtemps après un cataclysme. La Marine Impériale Calédonienne est la première à aborder les côtes de ce qui fut autrefois la France. Ce petit morceau m’a particulièrement fait sourire: si les paysages ont changé, les indigènes sont restés les mêmes. Les mêmes qu’en 1875… et les mêmes qu’en 2010.
Les natures modestes rêvent de posséder une humble position publique, qui leur livre au moins quelques subalternes à régenter; mais tous, même les plus misérables et les plus ignorants, se croient parfaitement aptes à régir la tribu, parlent à tort et à travers des affaires de la cité, émettent des idées, des théories, des principes aussi insensés que disparates, et, ne les voyant pas adoptés, vivent dans un perpétuel état de mécontentement politique, qui, du reste, n’enlève rien à leur bonne humeur.
Ca s’appelle « Les ruines de Paris en 4908″.
Si vous avez envie de lire le reste, tout aussi savoureux et plein de finesse, vous pouvez le demander à votre libraire chéri, ou bien ou le tromper honteusement en commandant directement auprès du diffuseur préféré de l’Arbre Vengeur – l’éditeur qui cache la forêt et qui exhume tellement de petits trésors qu’à la fin, c’en est énervant.
Lire +Ce billet est destiné à Saint Antoine de Padoue (je n’ai pas trouvé son mail).

Antoine, écoute, si tu passes par là… Je voulais te dire… Je regrette… C’est promis, jamais, plus jamais je me paie ta Sainte Fiole, même pour rire.
(Pour d’éventuels lecteurs qui ne seraient pas Saint Antoine de Padoue, je vais quand même expliquer un peu.
Site de l’artiste, Guillaume Reymond
Découvert un vendredi, en fin de journée, grâce à écrans, merci, j’adore.
Lire +« Sara perche ti amo », « Sei l’amore della mia vita », « Sei tutto per me », « Il mio cuore è a te » et le fameux « Ti amo »… Ça, c’est l’amour en Italien. En Italie du Sud, ils ont plus que des chansons d’amour aux regards brûlant d’intensité, ils ont aussi leur ville. Murs, poteaux, wagons, statues, barrières, chaises, panneaux, trottoirs : l’amour se déclare partout.

Rentrer dans la Base sous-marine me provoque toujours un léger pincement. C’est tout gris, tout en béton, les plafonds culminent à 19 mètres, l’eau y est dormeuse, opaque : ce lieu est vraiment à part. Cet immense bunker (42 000m2) construit par l’allemagne nazie, accueille aujourd’hui des expos. En ce moment, « 6 milliards d’autres » donne rendez-vous aux Bordelais. Une exposition dans laquelle le spectateur rencontre le monde, l’autre, l’ailleurs, l’autrement.

Toutes les nouilles, dans un commun accord interne unanime et magistral, décernent leur Coquillette d’or du Festival Avignon Off 2010 à :
Lire +Après 3 ou 4 jours de plongée dans la fiction du matin au soir, le retour à la réalité fut un peu raide… En Avignon, on a vécu beaucoup d’émotions, et on s’est posé beaucoup de questions. L’an dernier, c’était sur le thème des origines, de la terre, de la nationalité, de l’histoire individuelle au milieu de l’histoire des peuples. Cette année, sur les 13 pièces auxquelles nous avons assisté, plus de la moitié étaient des récits de vies sans Histoire, des « autofictions » comme on dit à la rentrée littéraire. Combien de « récits désopilants d’une enfance banale », de « tribulations d’un homme comme les autres balloté entre les femmes de sa vie », d’« histoires d’amour ordinaires », de « récits de l’intime » étaient au programme ? Est-ce la tendance de la création ou est-ce nous qui sommes allées surtout vers ces thèmes? L’amour, les relations familiales, le souvenir d’enfance, l’histoire personnelle : autant d’auteurs, autant d’acteurs, autant de regards et de créations uniques. Petit tour de nos 13 étapes en « Off ».
Comme chaque année, le Festival In d’Avignon accueille des invités prestigieux : Olivier Cadiot, Christoph Marthaler, Ariane Ascaride… Va y avoir du Shakespeare, du Musil, du Kafka, du Ionesco, du Brecht… Que du grand. Mais, en fait, on s’en fout.

Le In, ce n’est pas pour les 2 nouilles. Nous, c’est le Off. Être au premier rang dans un tout petit théâtre, voir le comédien trembler, discuter au hasard avec les artistes dans la rue, découvrir des textes, rencontrer les auteurs. La nouille aime. Du 8 au 31 juillet, plus de 1 000 spectacles sont joués dans des dizaines de théâtres. Comment une nouille réussit-elle son festival ?
L’autre soir, j’étais au Quai des Saveurs pour un atelier culinaire, le thème : l’agneau. « Agneau presto », ou comment cuisiner de l’agneau en 25min pour un dîner en tête à tête. Le challenge, apparemment, est réel : tu ne cuisines pas de l’agneau comme ça. Non-non-non-non, c’est Vincent qui l’a dit.
Un jour, j’ai raconté comment j’étais nulle en bricolage. Et bah, en cuisine, c’est pareil, voire pire. Ma mère ne m’a pas vraiment transmis la flamme (ou pas encore). Mon premier souci, c’est le vocabulaire : pour moi, lire une recette, c’est pire que déchiffrer une équation à 2 variables en japonais.
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à vous la passerole