« Bibouchéri m’a encore sorti une perle »
Rien n’est plus exceptionnel qu’un enfant, sinon celui dont vous êtes la mère : celui-ci dépasse les limites du connu, tout comme ses éventuels frères et soeurs. Une loi universelle, liée sans doute à la préservation de l’espèce, veut que comparés aux siens, on trouve toujours les enfants des autres parfaitement ordinaires voire franchement casse-burnes. « En toute OBJECTIVITE, je t’assure ».

On sait pourtant tous qu’une mère objective, ça s’appelle un biberon.
Et paf la mouche
Le « flyvertising » ou la mouche qui ne finira plus sous la tapette.
Via le formidable blog AdverLab.
Rien à voir avec Thierry Henry
Ca me fait rire beaucoup. Toutes mes excuses.
Et c’est parti! Et c’est parti pour le ciao!
Si j’ai atterri sur ce blog, c’est aussi pasque moi aussi, j’aime bien les mots. Et l’orthographe. Et la grammaire. Quand j’étais petit, je me souviens que j’aimais bien faire des dessins à côté de mes poésies et commencer les vers par des majuscules en rouge *coup de radiateur dans la face* On enchaine. Je disais donc que j’aimais bien les mots. Mais de savoir d’où ils viennent, ça me procure des sensations plus extrêmes encore (m’enfin rien à voir avoir une douche Herbal Essence quand même).
Anyway, en Italie, si tu veux t’enduire d’italianitude de la racine jusqu’aux pointes, tu ne passeras pas une seule journée sans lancer un p’tit ciao, comme ça, à la volée (mais pas trop aux objets inanimés quand même). Le ciao, c’est le password par excellence. Quand t’entends un ciao, tu penses olives, Toscane, trattoria, limoncello, meurtre-perpétré-par-la-Camorra. Mais au fait, ça veut dire quoi ciao?
Interlude.
- Oh dis, j’ai pensé à un truc pour le blog…
- Ah oui, moi aussi, j’ai deux sujets à creuser, mais vas-y, publie, toi…
- Non non mais pas tout de suite là j’ai trop de boulot…
- Moi aussi, cocotte, je suis en retard de tout…mais faudrait faire un truc, là.
- Ca attendra.

Attendre. Au fond c’est furieusement décalé. Quand j’étais petite fille, le temps n’était pas toujours rempli et vendu au double ou au triple de sa capacité : il y avait un « tilibilibilibilibliblip » dans le téléphone avant la première sonnerie… et des interludes à la télé.
En attendant que les deux nouilles sortent la tête de l’eau, je vous propose donc un petit bonheur suranné: vous souvenir comment c’était d’attendre la suite.
De la Genèse au Mercator
Aujourd’hui, j’ai eu mon premier cours de Tecniche della comunicazione pubblicitaria. C’est une espèce d’étude de tout ce qui se fait en publicité mais avec des chaises en bois et une pornostar en guise de professeur. Voilà.

Besoin d'un cours particulier de Genèse?
Le cours commence à 17 heures. 17h10 : personne. 17h20 : méga tumbleweed qui passe entre les tables (mais sans l’harmonica en soundtrack). 17h30 : stop the breakdown, on rigole plus. Nous arrive de nulle part, chemisier ouvert, montre à strass et stilettos totalitaires, une pornostar dans le genre seconde moitié de la période rose de Marc Dorcel. Et là, c’est le « wouaaah » collectif qui l’emporte (le genre de « wouaaah » qui, malgré la barrière des langues, est traduisible dans toutes les langues). On embraie direct sur le premier chapitre. Deux points, à la ligne, on souligne les titres : la copy strategy. Bim dans ta gueule.
Je rappelle, pour situer les choses, que mon université est un établissement catholique créé par une religieuse catholique qui avait pour dessein catholique de dispenser la pensée catholique à des catholiques catholiques.
Le jour où on a décidé de continuer quand même
Camille et moi, pour fêter les six mois de notre bébé blog, on voulu faire un « conseil d’associées à mi-parcours du premier exercice ».
On a branché la webcam en se disant « Hé, avec du bol, on sera marrantes ». D’une, on n’a pas vérifié le micro : deux heures plus tard on a compris qu’il n’y en avait pas. De deux, je vous garantis qu’on n’était pas drôles. Rendons-nous à la raison, certaines ont du talent pour ça et nous pas, la preuve:
Vous aimeriez quand même savoir ce qu’on avait à raconter ? C’est dingue ça…
« Tous les suivants du monde devraient s’donner la main… »
Samedi dernier, c’était la journée « entretien immédiat » à la BNP. De 9h30 à 16h30, on pouvait se rendre sans rendez-vous à l’agence Opéra pour un entretien d’embauche de 10 minutes. Comme chez le coiffeur.

Mais quelle aubaine, alors qu’il est si difficile au chômeur moyen d’obtenir un entretien, de pouvoir passer la porte sans formalité ! Avoir enfin une chance de se vendre, de gagner la place, la chaise, l’ordinateur, les objectifs, le bulletin de salaire, le CDI sans lesquels on n’est personne. Tu veux survivre ? Sois plus motivé que ton voisin, et vite: y’en aura pas pour tout le monde.
Samedi il faisait froid. France Inter a traité brièvement le sujet dans son journal de 19h. Devant l’agence Opéra, il y avait eu la queue toute la journée pour le speed recrutement. Un gros tas de jeunes « motivés » qui frottaient sans doute leurs paumes pour avoir au moment « M » la poignée de main chaleureuse qui ferait la différence. Les recruteurs, confortables, expliquaient très professionnellement qu’en 10 minutes, on sait tout de suite à qui on a affaire : c’est la motivation qui prime, disait l’un, on voit ça à « l’œil qui pétille ».
Lady Di l’a dit : « Moi aussi j’ai couché avec Jean Sarkozy »
Après les bons conseils de Valéry pour lancer un bouquin et une lessive, les bons conseils d’une princesse pour lancer un jeune sans défense dans la vie. Conformément à la loi L647-pleaseRT du code pinal, ces photos n’ont pas été modifiées après publication sur les 2 nouilles.
Image 1 :

Image 2 :

Rien ne se perd et Dieu s’amuse
Parfois je bloque sur des trucs, bouche ouverte coeur qui bat larme à l’oeil, et plus rien ne se passe.

Devant un tout petit tableau à Vienne, au musée du Belvedere, il y a deux ans.
Devant un court poème hier sur mon écran, en cherchant autour de Bukowski.
Plouf. Lumière. Ces deux là étaient faits pour se rencontrer.
La beauté ne sauvera pas le monde, mais elle y contribue…
Blog Action Day : Je ne need pas Areva
Je suis une écologiste pratiquante, je trie mes déchets, je me prends la tête au supermarché pour savoir s’il faut acheter un yaourt dans un emballage plastique ou en verre (je vous donne la réponse : c’est le verre car entièrement recyclable), je déteste imprimer un document, je suis une locavore convaincue (vive le brebis basque, et tant pis pour mon camembert natal), je me déplace à vélo le plus possible, bref, je vais bientôt prêcher pour la décroissance.
Aujourd’hui, c’est le rendez-vous annuel du changement, le « Blog action Day », le jour où les blogueurs du monde entier sont appelés à se mobiliser pour une cause. Pour cette édition 2009, c’est le climat. Un sujet qui ne peut que m’intéresser ! Copenhague est en vue, le Titanic de Hulot est dans les salles, la journée 350 a lieu dans quelques jours : j’espère bien qu’on va prendre des décisions, passer à l’action et que la politique va me surprendre.
Street Art sauvage à NY city
A New York, 120 espaces sont utilisés de façon illégale par les annonceurs. Des citoyens et membres de publicadcampaign ont tout simplement décidé de les faire disparaître et de se les réapproprier. C’est déjà beau tout en blanc, c’est encore plus beau après.
J’ai avalé un Bled et ça me rend parfois nerveuse #2
J’avais peur que cette rubrique ne survive pas à un premier coup de gueule? Je n’ai plus aucune crainte: ma névrose grammaticale se réveille à tous les coins de rue, y compris très tôt le matin et dans un état proche de l’Ahlalaabama. Regardez un peu la merveille que j’ai dénichée à deux pas de chez moi:

Campagne Surcouf par Euro-RSCG C&O (oui ils l'ont signée)
L’affiche est basée sur le principe « une accroche, une typo ». Ce bon vieux marronnier de la pub fonctionne parfois très bien. Quand la typo est bonne. Quand l’accroche est bonne. Et quand elle est EN FRANCAIS.
J’assure pas un cachou en sérendipité
La sérendipité, c’est, paraît-il, l’art de trouver ce que l’on ne cherche pas.
Le concept est très à la mode, depuis que la dernière génération arrivée au boulot passe son temps à glander travailler sur Internet. La sérendipité, c’est tout ce qu’on a trouvé, quand on bosse dans « la-créa-de-la-com-du-ouaibe », pour expliquer à nos patrons que de regarder la vidéo d’un panda qui se brosse les dents n’est que l’étape d’un processus de recherche d’avant-garde et une nouvelle forme de professionnalisme.
Il y a la sérendipité qui nous inspire, et le « multi-tasking », qui nous permet, à nous les néo-humains de la génération Y, d’avoir cinq yeux : un pour la vidéo du panda en bas à gauche, un pour les notifs twitter en haut à droite, un pour les 3 fenêtres de tchat en bas, un sur la playlist qui joue dans le casque, et un dans le dos (au cas où N+1 arriverait, quand même).
J’ai voulu tester la sérendipité en vrai. Qu’est ce qu’on trouve quand on ne trouve pas ce que l’on cherche ?

La bonne pioche (métaphore)
Voici mon cas d’école (que les Dieux de l’hypertextuel soient avec moi) : je cherche l’origine de l’expression « ne pas assurer un cachou ». Et qu’est-ce que je trouve ?
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« Reprener’avec moi tous en choeur »
Moment d’émotion grâce @Lubamir, qui nous offre en un tweet l’hymne qui nous manquait.
Les Charlots. 1967.
Sur l’album « Paulette, la reine des Paupiettes » (Mamie, ce soir tu vois, je blogue un peu pour toi), une pépite.
« Ah les nouilles »
Je colle les paroles à suivre pour nos fans réellement fétichistes (signalez-vous, qu’on vous bloque).
