A l’improviste, il trébuche et tombe pesamment.
« A nous deux, cette fois, mon ami! »
Mais il s’agit d’un truc, dès que Jenifer se découvre pour s’approcher…
L’homme tire… La balle ne la blesse pas heureusement, mais elle l’a désarmé…
« Ah! quelle déveine
-Tu es fichue, idiote! »
Jenifer est espionne et blonde, elle a un prénom américain et elle va tuer ce méchant monsieur qui la traite d’idiote.
Jenifer est l’héroïne d’un roman photo de janvier 1975, Requiem pour un espion, publié par Edital. Comme quasiment tous les acteurs de roman photo, elle est italienne, elle est belle, elle a des beaux seins et peut-être un beau derrière, mais on ne le voit pas assez souvent pour en juger. Elle est une star, un peu comme Gina Lolobridgida, première héroïne du premier roman photo paru en France : « Au fond du Coeur », 1949.
La Farfalle, toujours fidèle au poste ! Seulement deux semaines à Rome et déjà 4m3 de mégots sur la place Saint-Pierre. C’est un bonheur. T’imagines pas.
Seulement deux semaines et déjà des crampes aux joues. Like, a lot. Quand tu comprends pas ce qu’on te raconte, tu regardes le carrelage et tu souris. Mais pas trop, on ne sait jamais. Le sourire doit être aussi bien valable pour une blague foireuse que pour l’annonce d’un décès. Je sais, c’est périlleux comme job. Mais que veux-tu, j’suis comme ça. Déjà, quand j’étais petit, je falsifiais mes bulletins sous Paint. Et puis viendra le moment où je rirai au bon moment. En attendant, mes colocataires ne se doutent de rien alors je compte sur votre discrétion. D’avance merci.
Ce cliché italien vous a été offerte de manière totalement gratuite.
Aujourd’hui, nous allons réfléchir sur le concept d’italianitude. Deux points, à la ligne. Qu’est-ce que l’italianitude? Je te vois venir, petit chenapan. Détrompe-toi. Ne devient pas italien qui veut. Nan. Et pas la peine de dégainer ta Vespa, tes Ray Ban et ton marcel immaculé. L’italianitude (de l’italien italianitudine)(comme La Solitudine featuring Laura Pausini)(d’ailleurs va falloir que j’en parle de celle-là), tu l’acquiers avec le temps et de la confiance dans ta démarche.
And today les2nouilles are veeeery pleased to introdiouce… La Farfalle ! Notre première guest-nouille vient d’arriver à Rome pour une année Erasmus et a accepté la mission délicate d’envoyé spécial au pays des nouilles. Il nous a promis des chroniques romaines régulières, relevées, juteuses, inutiles. Il est délicieux. Parmesan?
Donc en fait, tout a commencé le jour où je me suis dit que tiens et si j’allais voir du pays ? Mais genre un autre pays. Pasque bon voilà, quoi. Ça va un moment. En même temps, tu m’aurais dit « tu vas aller en Erasmus » il y a trois ans, je t’aurais répondu « Et mon sac de gym American Apparel, il est unisexe peut-être ? » Car oui, messieurs, ne faites pas l’erreur de vous munir d’un sac de gym American Apparel. C’est pour les filles, un point c’est tout. Nan, les deux du fond, on discute pas. J’ai dit.
Dont acte.
Et puis j’ai repensé à mon examinatrice du Bac. Elle m’avait même dit que j’avais un accent napolitain. Incroyable. Après, j’ai réalisé. T’imagines un Italien qui passe son oral de français et à qui on répond « Tu sais que t’as un accent de ch’ti ? » C’est encourageant mais un peu inquiétant. Étant donné que je n’ai aucune idée d’où j’ai pu choper l’accent de Naples (que tu peux voir et qu’après tu peux mourir pasque bah, tu l’as vu), je fais appel à vos briquets/allumettes/lance-flammes (rayer la mention inutile) pour éclairer ma lanterne.
Et puis j’ai beaucoup pensé. Je regardais ma fenêtre, en fumant une cigarette sur fond de musique un peu lancinante. Genre le soundtrack de quand t’as Allie qui se demande si elle doit rompre avec Matt dans Hartley Cœurs à Vif. J’ai pesé le pour et le contre dans mon journal intime. J’ai pensé à Matt. Et je me suis décidé. À partir. À Rome. Pour un an.
à vous la passerole