J’avoue, oui, j’avoue! Je cherchais des « Méline » sur Facebook, comme ça, pour voir si on est beaucoup, et à quel numéro de page on tombe sur ma bobine.
Comprenez-moi : des Méline, à l’école, y’en avait pas. A la fac, y’en avait pas. Dans le calendrier des Saints certifiés par le Vatican, y’en a pas. Dans les livres, y’en a pas (ah si, UNE sorcière dans un « J’aime Lire », religieusement conservé, qui finit de se décomposer dans la bibliothèque de ma fille). J’ai donc grandi sans avoir besoin de préciser mon nom de famille, me délectant quotidiennement de « tiens, c’est original » , voire de « ooooooh comme c’est joli ». J’ai développé un stock varié de répliques en pilotage automatique, à base de « merci » et de « ça ferait plaisir à mes parents ».
Et puis il y a eu l’assistante d’Ardisson dans Tout le Monde en Parle (mais d’où elle sort, celle là?), des avis de naissance dans le journal, un bouquin de cote des prénoms où on lui prédisait un bel avenir dans les « milieux agricoles » (juré craché), et des forums de femmes enceintes comme moi, où plein de parents voulaient appeler leur fille comme moi. Depuis, de temps en temps (j’avoue, oui, j’avoue!), je regarde. Je surveille.
Et puis (j’avoue, oui, j’avoue!) j’avais envie de voir un peu leurs têtes, aux autres.
Sanction méritée de mon trip égotique : j’en ai trouvé une beaucoup, beaucoup plus jolie que moi. Et j’en suis enchantée, parce que c’est elle:
J’ai découvert une magnifique aventure.
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à vous la passerole