Articles avec le tag ‘ou pas’
Les blogs de filles sont nuls parce que les filles, c’est des cloches.
Quand j’ai ouvert un compte sur Formspring (la nouvelle plate-forme sociale qui permet aux grands ado du 2.0 de jouer anonymement à action-vérité et à touche-pipi sans se faire attraper), voici la première question qui m’a été posée :
Pourquoi tous les blogs de filles glorifient la forme sans contenu ?
HAN. Il fallait lire : « prends ça dans tes dents, fille futile qui blogue des trucs creux comme toutes les autres ». J’ajouterais bien « et encore, quand j’ai le temps et le courage »… Pourtant la question est pertinente, en plus d’être joliment posée. Elle m’a rappelé les sujets piégés des épreuves de « GrandO » de Sciences Po. C’est parti pour une réponse argumentée, comme j’ai appris, en deux parties, deux sous-parties, deux soussouparties. Un peu de contenu et d’austérité, que diable.

Et c’est parti! Et c’est parti pour le ciao!
Si j’ai atterri sur ce blog, c’est aussi pasque moi aussi, j’aime bien les mots. Et l’orthographe. Et la grammaire. Quand j’étais petit, je me souviens que j’aimais bien faire des dessins à côté de mes poésies et commencer les vers par des majuscules en rouge *coup de radiateur dans la face* On enchaine. Je disais donc que j’aimais bien les mots. Mais de savoir d’où ils viennent, ça me procure des sensations plus extrêmes encore (m’enfin rien à voir avoir une douche Herbal Essence quand même).
Anyway, en Italie, si tu veux t’enduire d’italianitude de la racine jusqu’aux pointes, tu ne passeras pas une seule journée sans lancer un p’tit ciao, comme ça, à la volée (mais pas trop aux objets inanimés quand même). Le ciao, c’est le password par excellence. Quand t’entends un ciao, tu penses olives, Toscane, trattoria, limoncello, meurtre-perpétré-par-la-Camorra. Mais au fait, ça veut dire quoi ciao?
« Tous les suivants du monde devraient s’donner la main… »
Samedi dernier, c’était la journée « entretien immédiat » à la BNP. De 9h30 à 16h30, on pouvait se rendre sans rendez-vous à l’agence Opéra pour un entretien d’embauche de 10 minutes. Comme chez le coiffeur.

Mais quelle aubaine, alors qu’il est si difficile au chômeur moyen d’obtenir un entretien, de pouvoir passer la porte sans formalité ! Avoir enfin une chance de se vendre, de gagner la place, la chaise, l’ordinateur, les objectifs, le bulletin de salaire, le CDI sans lesquels on n’est personne. Tu veux survivre ? Sois plus motivé que ton voisin, et vite: y’en aura pas pour tout le monde.
Samedi il faisait froid. France Inter a traité brièvement le sujet dans son journal de 19h. Devant l’agence Opéra, il y avait eu la queue toute la journée pour le speed recrutement. Un gros tas de jeunes « motivés » qui frottaient sans doute leurs paumes pour avoir au moment « M » la poignée de main chaleureuse qui ferait la différence. Les recruteurs, confortables, expliquaient très professionnellement qu’en 10 minutes, on sait tout de suite à qui on a affaire : c’est la motivation qui prime, disait l’un, on voit ça à « l’œil qui pétille ».
J’assure pas un cachou en sérendipité
La sérendipité, c’est, paraît-il, l’art de trouver ce que l’on ne cherche pas.
Le concept est très à la mode, depuis que la dernière génération arrivée au boulot passe son temps à glander travailler sur Internet. La sérendipité, c’est tout ce qu’on a trouvé, quand on bosse dans « la-créa-de-la-com-du-ouaibe », pour expliquer à nos patrons que de regarder la vidéo d’un panda qui se brosse les dents n’est que l’étape d’un processus de recherche d’avant-garde et une nouvelle forme de professionnalisme.
Il y a la sérendipité qui nous inspire, et le « multi-tasking », qui nous permet, à nous les néo-humains de la génération Y, d’avoir cinq yeux : un pour la vidéo du panda en bas à gauche, un pour les notifs twitter en haut à droite, un pour les 3 fenêtres de tchat en bas, un sur la playlist qui joue dans le casque, et un dans le dos (au cas où N+1 arriverait, quand même).
J’ai voulu tester la sérendipité en vrai. Qu’est ce qu’on trouve quand on ne trouve pas ce que l’on cherche ?

La bonne pioche (métaphore)
Voici mon cas d’école (que les Dieux de l’hypertextuel soient avec moi) : je cherche l’origine de l’expression « ne pas assurer un cachou ». Et qu’est-ce que je trouve ?
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Moi je suis d’ac avec Kassowitz, Chomsky et compagnie
Y’a des gens qui se demandent encore ce qui s’est exactement passé le 25 décembre 00, le 14 juillet 1789 ou le 8 mai 1945. On appelle ça des historiens. Y’a des gens qui se demandent encore ce qui s’est exactement passé le 11 septembre 2001. On appelle ça des crétins.

Vas-y, essaie à l’apéro, pour voir. T’amènes doucement le sujet, et tu lâches « perso, la version officielle, j’y crois moyen, l’avion sur le Pentagone on en a toujours pas vu la queue ». T’as pas le temps de faire deux phrases qu’on te dit « ben voyons, et tu crois que c’est qui? Le gouvernement américain, sans doute? ». Tu réponds « je sais pas, je ne crois rien, en tout cas pas la version officielle en l’état ». Entre deux chipster, te voilà la risée d’une horde de loups, victime crédule de la « théorie du complot », pressé de questions et sommé de te justifier, de PROUVER ce que t’avances, alors que ben non, ho, t’as rien avancé…
Où est la crédulité? Dans le fait de croire à un récit, ou dans le fait de l’interroger? Il faut sauter vite, vite, vite de la mise en doute à la théorie. Pas d’intermédiaire possible. Il ne faut pas douter, il faut « croire ». Qu’il est inconfortable, le fossé du doute… Qu’il est gênant… Qu’il est difficile d’accepter de ne pas savoir… Qu’il est tentant de vouloir retrouver la terre ferme… D’obliger chacun à choisir son camp entre les « lucides » et les « conspirationnistes »… entre le bon sens et la « théorie du complot ».
Genre c’est la Dolce Vita
And today les2nouilles are veeeery pleased to introdiouce… La Farfalle! Notre première guest-nouille vient d’arriver à Rome pour une année Erasmus et a accepté la mission délicate d’envoyé spécial au pays des nouilles. Il nous a promis des chroniques romaines régulières, relevées, juteuses, inutiles. Il est délicieux. Parmesan?
Donc en fait, tout a commencé le jour où je me suis dit que tiens et si j’allais voir du pays ? Mais genre un autre pays. Pasque bon voilà, quoi. Ça va un moment. En même temps, tu m’aurais dit « tu vas aller en Erasmus » il y a trois ans, je t’aurais répondu « et mon sac de gym American Apparel, il est unisexe peut-être ? » Car oui, messieurs, ne faites pas l’erreur de vous munir d’un sac de gym American Apparel. C’est pour les filles, un point c’est tout. Nan, les deux du fond, on discute pas. J’ai dit.

Quoiqu'ils disent, écoute ton cœur...
Et puis j’ai repensé à mon examinatrice du Bac. Elle m’avait même dit que j’avais un accent napolitain. Incroyable. Après, j’ai réalisé. T’imagines un Italien qui passe son oral de français et à qui on répond « tu sais que t’as un accent de ch’ti ? » C’est encourageant mais un peu inquiétant. Étant donné que je n’ai aucune idée d’où j’ai pu choper l’accent de Naples (que tu peux voir et qu’après tu peux mourir pasque bah… tu l’as vu), je fais appel à vos briquets/allumettes/lance-flammes (rayer la mention inutile) pour éclairer ma lanterne.
Et puis j’ai beaucoup pensé. Je regardais ma fenêtre, en fumant une cigarette sur fond de musique un peu lancinante. Genre le soundtrack de quand t’as Allie qui se demande si elle doit rompre avec Matt dans Hartley Cœurs à Vif. J’ai pesé le pour et le contre dans mon journal intime. J’ai pensé à Matt. Et je me suis décidé. À partir. À Rome. Pour un an.
J’ai avalé un Bled et ça me rend parfois nerveuse (#1)
Vous souvenez-vous du « Bled », instrument de torture écolière du XXè siècle à couverture bleue et blanche? Des règles d’orthographe d’usage, de conjugaison, de grammaire, une couverture rigide imputrescible, du papier rêche et des exercices à trous (les trous de gomme des précédents locataires qui avaient fait les exercices direct sur le livre, les vilains).
"Ouvrage couronné par l'Académie Française"
En insupportable bonne élève, j’adorais « faire du Bled ». Camille la geekette nostalgique m’a retrouvé sur Ebay celui de mon CM2. J’inaugure ici une rubrique qui ne reviendra peut être jamais, spécialement dédiée aux fautes d’usage qui m’énervent – vous aurez tout loisir de relever les miennes en commentaires « tananère ».
Aujourd’hui, nous traiterons ensemble de l’usage de l’adjectif « virtuel ».
Dernièrement, en évoquant ce blog, twitter et les rencontres qu’ils ont permises, j’ai entendu pas mal de phrases du même tonneau que celle-ci:
Non mais attends, atterris! Tout ça, ça se passe dans un ordinateur, avec des gens que tu connais pas, que as jamais VUS en VRAI. Tout ça, c’est du virtuel.
Ca m’énerve. Doutez de mon équilibre psychologique autant que vous voudrez, mais par pitié, faites-le dans le respect de la langue française.
Blog Day 09 : la sélection de toutes les nouilles
Aujourd’hui, la blogosphère célèbre ses voisins, c’est le blog day « jour dédié à la découverte d’autres blogueurs ». Les2nouilles se joignent à cette cérémonie de groupe, à cette effusion d’amour et entrent dans la danse de liens. Et là, on a 5 coups de coeur, découverts depuis ce matin (soit par l’une, soit par l’autre).

Blog Day 09 : les 5 des 2 nouilles
**Abstrait#Concret, le blog de Loic H.Rechi, une plume comme on l’aime et des sujets qu’on aime aussi (les filles en petite culotte, les nerds, le football)
**Girls and geek, le blog de Titiou Lecoq : parce qu’entre son chat et son ordi, en cas d’incendie majeur, elle choisit son ordi. Et aussi pour son guide des chiottes, un petit bonheur sur la lunette
**Il parait que, le blog de « On sait pas, on imagine, on vérifie pas, on dit n’importe quoi. On a une chance sur un million d’avoir raison. Ou peut-être même pas. » De la haute philosophie qui nous ravit
**Jean Paul Cuir, une sorte d’ovni photographique en sepia / couleurs passées, un bonheur des yeux
**Dr Slurp, LE blogueur homme culinaire (dans ce monde de femmes), philosophe du glouglou et du miammiam, une découverte dédicacée à Papilles et Pupilles, notre chef es petite cuillère
Et c’est promis, on travaille à une vraie blogroll liste classée avec une vraie sélection de liens parce que 5 liens, c’est un peu court
La fin des journaux : quelle information pour demain ?
Peut-être est-il temps de paniquer affirme Bernard Poulet dans son livre « « La fin des Journaux et l’avenir de l’information », publié chez Gallimard (janvier 2009). Les journaux licencient de plus en plus, perdent davantage d’argent chaque jour, le lectorat s’amenuise, les investissements publicitaires diminuent (le nombre de publicités dans la presse a chuté de 32,5% ces 10 dernières années) : le bilan est plus que morose. Bernard Poulet qualifie la presse de « grand corps malade ».

Quelle information est aujourd’hui proposée au lecteur ? Que devient le métier de journaliste ? Quels sont les modèles économiques viables pour un journal et pour un site d’information ? Quel est le pouvoir des médias ? Autant de questions passionnantes auxquelles Bernard Poulet tente de répondre. Lire la suite de cette entrée »
Impossible Angélique
Il fait tiède et encore jour, c’est la fin du week end, j’ai des fruits d’été mûrs à point, pas de boulot ce soir… Mmmmh… En principe, un dimanche comme celui là, en deuxième partie de soirée, TF1 devrait rediffuser Angélique Marquise des Anges pendant que je soigne mes ongles de pieds. (342kqjtfay)

avant tout, une grande saga en costumes
Eh bien figurez-vous que non. Un scandale. Encore une tradition française qui fout l’camp. Et plus j’y pense, plus il m’en monte une envie aussi puissante que celle d’un sundae caramel… Oh oui, j’en veux, des violons tendus à la limite du burn-out, de la crinoline qui s’envole, du Bandit du Brigand du Sultan du Poète du Pirate, de la Duchesse de la Courtisane de l’Odalisque… Oh oui, je suis sérieuse. Tu vas voir.
Quand Twitter fait salon, le ridicule tue.
Twitter est une machine à semer des perles, et surtout (allez savoir pourquoi) à l’heure de la pause café du matin ou à celle du goûter. Je posais donc mon expresso sur mon bureau ce matin, quand le brillant et sémillant @guybirenbaum a twitté: « RT @Nick_Carraway: Le mythe du blogueur influent a fait une victime. Aidez-le http://bit.ly/t0MHN Pas autant ri depuis longtemps !!! »

RIP
Si vous êtes familier de Twitter, vous avez déjà cliqué ce lien bizarre qui ne dit pas son nom. (Oui, sur twitter, on raccourcit les URL, même quand elles font 12 caractères. Question de suspense? Histoire de montrer qu’on sait jouer des outils d’un clic du petit doigt, et qu’on a des tics de geek? J’enquête toujours.). 342kqjtfay
Si vous ne pratiquez pas Twitter (ah bon? ah ouais…), vous comprenez forcément mal, parce qu’en 140 caractères, on est obligé de tricoter des ellipses. Au civil, je suis sûre que ça fait le miel des habitués du twitter salon : il y a forcément un plaisir d’initié à entendre « moi Twitter je comprends rien, je sais pas ce qu’il faut faire… ». Hé, hé.
Dans ma grande mansuétude, je traduis donc, pour toi papa, le twitt du jour:
Twitter : le potlatch 2.0
Le potlatch est la cérémonie du don : les tribus se réunissent autour d’un chef de famille pour célébrer des événements importants (mariage, naissance, décès). Le potlatch s’organise selon un rituel toujours identique : d’abord les danses, puis les chants, le festin et enfin les cadeaux.

Les cadeaux sont offerts avec fierté par l’hôte : les présents sont étalés publiquement, souvent plus somptueux les uns que les autres et distribués aux différents chefs invités. Chaque chef de famille invité organise à son tour un potlatch : il offre des cadeaux encore plus somptueux que ceux qu’il a reçus pour conserver son honneur et son prestige. Certains chefs donnaient la totalité de leurs biens : l’abondance, l’histoire des cadeaux (couvertures armoriées), leur beauté permettaient de partager, de faire circuler la mémoire de leur famille auprès de leurs hôtes et de les éblouir.
Twitter, le réseau social qui cartonne en ce moment, est la cérémonie 2.0 du don.
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Ca sert à l’art, l’amour:
Merci @Raphaël
Guillaume Musso: « et si tu nous oubliais? »
Plus fort en contagion que le H1N4 des poulets élevés avec des cochons, il y a… lui:
Depuis deux semaines, 12 personnes à la minute achètent ce roman, en moyenne, dimanches et nuits comprises, dans tous les coins du pays. En refaisant le calcul sur les heures ouvrées (bougez pas, hein) on arrive au chiffre frénétique (ah merde, 6 jours, en enlevant les dimanches, je recommence, t’es toujours là?) de 33, 3333333et des33. A la MINUTE. Là, à côté de chez toi… euh, vous. (Je vais te vouvoyer, on sait jamais, si tu étais plusieurs à lire, un jour)
Comment ça, pourquoi c’est grave? Vous te rendez pas compte?