Hier encore, je ne connaissais pas Ma Bite.
Hier encore, je croyais que Miko, c’était une marque d’esquimo glacé, sans boules.
Hier.
J’ai découvert la sans adjectif chanson de Micko Black intitulée « Ma bite, son histoire ».
Je vous la fais courte, j’ai eu envie d’écrire « Ma chatte, son histoire ».
J’ai donc fait quelques adaptations dans le texte original. Je ne comprenais pas toujours toutes les paroles. J’ai essayé de lire sur ses lèvres : ce n’était pas évident.
Dimanche prochain, on a TF1.
A 10h moins 3, les All Black vont faire leur haka. Pas celui de 1973, hésitant et limite grotesque. Le « Kapa O Pango ».
Nous nous tiendrons bien sagement, en ligne, à distance règlementaire pendant que les All Black réaliseront avec fougue leur danse maori chantée. J’avoue, ça m’énerve. Je me souviens avec émotion de la barbe de Chabal à 2 cm du All Black. J’avais le poil hérissé.
Il est primordial que nous reprenions l’ascendant psychologique AVANT le coup d’envoi (et la coupure pub de TF1).
Les élèves d’aujourd’hui sont des digital native, ou natifs numériques. Le controversé Marc Prensky les a théorisés et décrits. Le digital nativ a une langue maternelle, le numérique. Le Digital Nativ pense hypertexte, interactivité, jeu. Il est connecté toute la journée : Facebook, téléphone portable, Google, les MP3, ordinateur.. C’est un peu sa maison. Il pratique intensément la sérendipité: le Digital Nativ est l’as du clic.
Nous pouvons donc légitimement penser qu’il maîtrise le web, qu’il a une conscience aiguë de son image, de son rapport « numérique » aux autres, qu’il contrôle les outils de SA génération.
Le jean troué, la veste en cuir poisseuse, il a l’haleine lourde d’alcool. Il râle, il gueule. « Vous branlez rien. J’suis pas d’Bordeaux moi, j’vous emmerde ».
Malaise dans la file. Insultes.
L’attente est longue, la file s’allonge et le guichet de la Poste ne désemplit pas.
C’est son tour.
« Yves J*****, je suis SDF, je suis au Samu Social. Combien j’ai sur mon compte ?
- 1 euros 30
- Bon, je les prends
- Non, Monsieur, je ne peux pas vous les donner, vous savez
- Non, j’sais pas
- Il faut un minimum sur le compte soupirs »
En sortant, je me suis dit qu’il était bien le seul à donner son nom pour se présenter à un guichet de la Poste. Une seule chose lui appartient encore : son identité.
Cela fait quelques semaines que j’utilise foursquare, le réseau de géolocalisation social qui fait bien du bruit : plus de 100 000 nouveaux utilisateurs inscrits pour la semaine du 10 au 17 mars. C’est ludique et facile : je me checkin grâce à l’appli, je deviens « mayor » d’un endroit, je gagne des badges assez loufoques pour certains (le « school night » : checkin après 3 heures du matin en semaine) et je peux même laisser des commentaires pour suggérer à mes amis d’aller à un endroit.
Les solutions marketing sont en train de naître et ont été bien décrites par Grégory dans sa présentation « Foursquare, quels usages business? ». Le marketing va entrer dans l’hyper-local, c’est chouette, c’est plein de promesses, j’aime bien. Néanmoins, je me pose des questions : jusqu’où suis-je prête à informer mes « amis » de mes faits et gestes ? Est-ce que j’accepte toutes les demandes d’amis ? Quel est l’intérêt pour une personne vivant à Lille de savoir que je suis en terrasse place Pey Berland ?
Rien n’est plus exceptionnel qu’un enfant, sinon celui dont vous êtes la mère : celui-ci dépasse les limites du connu, tout comme ses éventuels frères et soeurs. Une loi universelle, liée sans doute à la préservation de l’espèce, veut que comparés aux siens, on trouve toujours les enfants des autres parfaitement ordinaires voire franchement casse-burnes. « En toute OBJECTIVITE, je t’assure ».
On sait pourtant tous qu’une mère objective, ça s’appelle un biberon.
Camille et moi, pour fêter les six mois de notre bébé blog, on voulu faire un « conseil d’associées à mi-parcours du premier exercice ».
On a branché la webcam en se disant « Hé, avec du bol, on sera marrantes ». D’une, on n’a pas vérifié le micro : deux heures plus tard on a compris qu’il n’y en avait pas. De deux, je vous garantis qu’on n’était pas drôles. Rendons-nous à la raison, certaines ont du talent pour ça et nous pas, la preuve:
Vous aimeriez quand même savoir ce qu’on avait à raconter ? C’est dingue ça…
Après les bons conseils de Valéry pour lancer un bouquin et une lessive, les bons conseils d’une princesse pour lancer un jeune sans défense dans la vie. Conformément à la loi L647-pleaseRT du code pinal, ces photos n’ont pas été modifiées après publication sur les 2 nouilles.
And today les2nouilles are veeeery pleased to introdiouce… La Farfalle! Notre première guest-nouille vient d’arriver à Rome pour une année Erasmus et a accepté la mission délicate d’envoyé spécial au pays des nouilles. Il nous a promis des chroniques romaines régulières, relevées, juteuses, inutiles. Il est délicieux. Parmesan?
Donc en fait, tout a commencé le jour où je me suis dit que tiens et si j’allais voir du pays ? Mais genre un autre pays. Pasque bon voilà, quoi. Ça va un moment. En même temps, tu m’aurais dit « tu vas aller en Erasmus » il y a trois ans, je t’aurais répondu « et mon sac de gym American Apparel, il est unisexe peut-être ? » Car oui, messieurs, ne faites pas l’erreur de vous munir d’un sac de gym American Apparel. C’est pour les filles, un point c’est tout. Nan, les deux du fond, on discute pas. J’ai dit.
Quoiqu'ils disent, écoute ton cœur...
Et puis j’ai repensé à mon examinatrice du Bac. Elle m’avait même dit que j’avais un accent napolitain. Incroyable. Après, j’ai réalisé. T’imagines un Italien qui passe son oral de français et à qui on répond « tu sais que t’as un accent de ch’ti ? » C’est encourageant mais un peu inquiétant. Étant donné que je n’ai aucune idée d’où j’ai pu choper l’accent de Naples (que tu peux voir et qu’après tu peux mourir pasque bah… tu l’as vu), je fais appel à vos briquets/allumettes/lance-flammes (rayer la mention inutile) pour éclairer ma lanterne.
Et puis j’ai beaucoup pensé. Je regardais ma fenêtre, en fumant une cigarette sur fond de musique un peu lancinante. Genre le soundtrack de quand t’as Allie qui se demande si elle doit rompre avec Matt dans Hartley Cœurs à Vif. J’ai pesé le pour et le contre dans mon journal intime. J’ai pensé à Matt. Et je me suis décidé. À partir. À Rome. Pour un an.
La lecture bihebdomadaire de la publicité est typiquement le genre de petit plaisir -très provincial, sans doute- auquel il est difficile de renoncer.
Bah oui, monsieur Potet, en province, on n’a pas de livre alors on prend les prospectus de Leader Price ou Leclerc pour s’exercer à la lecture. C’est vrai que, chaque matin, j’attends avec une impatience incommensurable que le facteur passe pour me lancer dans une lecture passionnée des promos du supermarché du coin. Il y a des images alors je saisis mieux le message. Et puis, comme on n’a pas l’électricité, on les lit en journée.
La culture n’existe qu’à Paris. Les provinciaux, eux, lisent les prospectus, ils ont un QI inférieur à la moyenne de la capitale.
Peut-être est-il temps de paniquer affirme Bernard Poulet dans son livre « « La fin des Journaux et l’avenir de l’information », publié chez Gallimard (janvier 2009). Les journaux licencient de plus en plus, perdent davantage d’argent chaque jour, le lectorat s’amenuise, les investissements publicitaires diminuent (le nombre de publicités dans la presse a chuté de 32,5% ces 10 dernières années) : le bilan est plus que morose. Bernard Poulet qualifie la presse de « grand corps malade ».
Quelle information est aujourd’hui proposée au lecteur ? Que devient le métier de journaliste ? Quels sont les modèles économiques viables pour un journal et pour un site d’information ? Quel est le pouvoir des médias ? Autant de questions passionnantes auxquelles Bernard Poulet tente de répondre.
J’avoue, oui, j’avoue! Je cherchais des « Méline » sur Facebook, comme ça, pour voir si on est beaucoup, et à quel numéro de page on tombe sur ma bobine.
Comprenez-moi : des Méline, à l’école, y’en avait pas. A la fac, y’en avait pas. Dans le calendrier des Saints certifiés par le Vatican, y’en a pas. Dans les livres, y’en a pas (ah si, UNE sorcière dans un « J’aime Lire », religieusement conservé, qui finit de se décomposer dans la bibliothèque de ma fille). J’ai donc grandi sans avoir besoin de préciser mon nom de famille, me délectant quotidiennement de « tiens, c’est original » , voire de « ooooooh comme c’est joli ». J’ai développé un stock varié de répliques en pilotage automatique, à base de « merci » et de « ça ferait plaisir à mes parents ».
Et puis il y a eu l’assistante d’Ardisson dans Tout le Monde en Parle (mais d’où elle sort, celle là?), des avis de naissance dans le journal, un bouquin de cote des prénoms où on lui prédisait un bel avenir dans les « milieux agricoles » (juré craché), et des forums de femmes enceintes comme moi, où plein de parents voulaient appeler leur fille comme moi. Depuis, de temps en temps (j’avoue, oui, j’avoue!), je regarde. Je surveille.
Et puis (j’avoue, oui, j’avoue!) j’avais envie de voir un peu leurs têtes, aux autres.
Sanction méritée de mon trip égotique : j’en ai trouvé une beaucoup, beaucoup plus jolie que moi. Et j’en suis enchantée, parce que c’est elle:
Le potlatch est la cérémonie du don : les tribus se réunissent autour d’un chef de famille pour célébrer des événements importants (mariage, naissance, décès). Le potlatch s’organise selon un rituel toujours identique : d’abord les danses, puis les chants, le festin et enfin les cadeaux.
Les cadeaux sont offerts avec fierté par l’hôte : les présents sont étalés publiquement, souvent plus somptueux les uns que les autres et distribués aux différents chefs invités. Chaque chef de famille invité organise à son tour un potlatch : il offre des cadeaux encore plus somptueux que ceux qu’il a reçus pour conserver son honneur et son prestige. Certains chefs donnaient la totalité de leurs biens : l’abondance, l’histoire des cadeaux (couvertures armoriées), leur beauté permettaient de partager, de faire circuler la mémoire de leur famille auprès de leurs hôtes et de les éblouir.
Twitter, le réseau social qui cartonne en ce moment, est la cérémonie 2.0 du don.
En général, on fait des lapsus quand on parle, sur son divan, à des amis, sur l’oreiller. Le lapsus est associé au dire. Et puis y’a Internet, y’a les mails, y’a gmail et y’a le tchat (je préfère mettre un « t » de peur de mésinterprétation). Dans le tchat, il y a aussi des lapsus, des lapsus de fautes de frappe certes, mais en nos temps de hypraconnected people, ça compte.
à vous la passerole