Hier encore, je ne connaissais pas Ma Bite.
Hier encore, je croyais que Miko, c’était une marque d’esquimo glacé, sans boules.
Hier.
J’ai découvert la sans adjectif chanson de Micko Black intitulée « Ma bite, son histoire ».
Je vous la fais courte, j’ai eu envie d’écrire « Ma chatte, son histoire ».
J’ai donc fait quelques adaptations dans le texte original. Je ne comprenais pas toujours toutes les paroles. J’ai essayé de lire sur ses lèvres : ce n’était pas évident.
Depuis quelques jours, Clémence, ma stagiaire « trop stylée » (parce que c’est comme ça qu’on dit quand on est jeune) travaille à observer. C’est le fameux « stage 3ème » où connaître son futur n’est pas si évident.
L’Éducation nationale m’a permis de découvrir que les jeunes écrivent tout sans accent pour aller plus vite et qu’ils écoutent des tubes équins (en plus des tubes années 80) :
Idéal pour un vendredi tout gris et tout petit (Clémence vient de finir son stage).
Un homme, que je qualifierais d’intelligent m’a dit : « il faut que tu lises ce bouquin, il est interactif, y’a des codes dedans, tu vas voir, c’est incroyable ». Visiblement, cet homme n’a pas lu le bouquin. Mais il a su me le vendre.
J’ai donc lu les aventures de l’agent Steve Dark au prise avec le terrible tueur hyper violent genre « Seven » en pire : Sqweegel. Les bonheurs de la lecture font que certains mots ne sont pas à prononcer. Squouigueule (je le dis comme ça moi) est un tueur de niveau 26 : il s’enduit de beurre pour se fondre dans sa combinaison de latex blanc avec fermeture éclair sur la bouche. Nu. Il tue. Je crois qu’il a un problème avec sa maman.
Si quelqu’un pense lire le bouquin, qu’il quitte maintenant les2nouilles, je vais dévoiler des bouts de l’histoire.
Explorons ensemble les richesses créatives musicales d’hier et d’hier. Ce qui est beau dans la musique, c’est la rencontre des disciplines… A chaque nouille sa sauce, l’orthographe pour l’une, l’art contemporain pour l’autre. Ce sera à vous de départager.
Round tou
Pourquoi « D.I.S.C.O » d’Ottawan (Camille)
Avec Ottawan, t’es OK, t’es bath, t’es in et pis c’est tout. Ça te pose un décor fluorescent, effervescent. Tu te trémousses sur la piste de danse en formica orange et vert et tu bois un rhum coca (pas light). D.I.S.C.O, c’est aussi la conjugaison impossible avec la langue française : ils arrivent quand même à nous faire croire que le « I » de DISCO, ça fait « Hystérique » et « Hyper Belle ». A croire qu’ils étaient sous H à l’écriture. Et je sais que cette chanson, dès que tu la fredonnes, juste quand elle a commencé à te rentrer dans le cerveau, elle te reste pour la journée : sous la douche, au cabinet, à vélo,au fourneau. Partout, tout le temps, longtemps.
Pourquoi « Les autres sont jaloux » de Yianna Katsoulos (Méline)
Parce qu’on croit ne pas s’en souvenir, et qu’on se trompe forcément si on est né avant 81. C’est le fameux syndrome « ah-mais-si-attends-olala », phénomène cérébral qu’un neurologue est sans doute capable d’expliquer, mais pas moi. Parce que je trouve ce clip à la fois très daté et indémodable, hors du temps, plein de bon goût et de simplicité, de la fringue à la photo en passant par le montage. C’est probablement parce qu’il sent bon le second degré, seule chose qui ne vieillit jamais. Je me demande ce qu’il se passerait si on nous le resservait aujourd’hui à la FIAC… Et pour finir, parce que je parie MA paire d’escarpins dorés millésime 86 que ça va vous coller à la tête plus longtemps que l’autre.
Explorons ensemble les richesses créatives musicales d’hier et d’hier. Ce qui est beau dans la musique, c’est la rencontre des disciplines… A chaque nouille sa sauce, le foot pour l’une, la poof pour l’autre. Ce sera à vous de juger.
Battle One.
Pourquoi « We’ve got a feeling » (Camille)
En souvenir de la coupe mulet de Waddle, un « must hair » des années 88. Pour le cliché colonialaux-bananiesque sur Basile, joueur que j’adorais (buteur de la finale quand même). Parce que je suis sûre que ce morceau est à l’origine de Saga Africa, Basile dit « Saga Dance ». Parce qu’on dirait un gros powerpoint animé et que les grosses bouches, elles font penser à autre chose. Et que je kiffe l’OM depuis Goethals.
Pourquoi « Aujourd’hui plus qu’hier… et bien moins que demain », par Sophie Favier (Méline)
Pour les paroles, qui annoncent d’entrée « ces mots-là sont trop forts » et tiennent leurs promesses avec « tu te brûles à mes reins » et autres « punis-moi plus encore ». Pour le scénario tendu du clip, qui fait monter la tension du slip jusqu’à ce que la nudité de Sophie nous brûle les yeux – mais tu peux démarrer la vidéo directement à 1’30. Pour l’allégorie du coït subtilement suggérée par un bourrin en sueur se martelant le pelvis sur le flipper dans lequel la belle se dénude, mutine. Pour la coupe de cheveux du coiffeur de Sophie, qu’on a à peine le temps d’admirer mais qui vaut bien celle de Waddle. Parce qu’elle chante « aujourd’hui, plus d’cuillère » d’un bout à l’autre. Je crois que j’ai gagné?
(pour les plus littéraires d’entre vous, les paroles sont là:)
Les élèves d’aujourd’hui sont des digital native, ou natifs numériques. Le controversé Marc Prensky les a théorisés et décrits. Le digital nativ a une langue maternelle, le numérique. Le Digital Nativ pense hypertexte, interactivité, jeu. Il est connecté toute la journée : Facebook, téléphone portable, Google, les MP3, ordinateur.. C’est un peu sa maison. Il pratique intensément la sérendipité: le Digital Nativ est l’as du clic.
Nous pouvons donc légitimement penser qu’il maîtrise le web, qu’il a une conscience aiguë de son image, de son rapport « numérique » aux autres, qu’il contrôle les outils de SA génération.
Dans les épisodes précédents de Ma Vie à Rome, le Pape se remet de sa chute en talons aiguilles. Dans le genre Louboutin, Louboutin. J’ai chopé la gale. Dans le genre VDM, VDM. Et j’ai déménagé de chez mes six colocataires gays. Dans le genre mémorables, mémorables. Aujourd’hui, j’ai grave besoin d’exutoirer. Alors quand j’ai besoin d’exutoirer, je lâche le scrapbooking pour mater des clips. Et Dieu sait qu’ils sont savoureux ici. Le choix a été ardu. J’ai donc décidé de m’appuyer sur une valeur sure : un triple disque d’or et platine cuvée fin 2009. J’ai nommé L’Amore si odiade Noemi.
Camille et moi, pour fêter les six mois de notre bébé blog, on voulu faire un « conseil d’associées à mi-parcours du premier exercice ».
On a branché la webcam en se disant « Hé, avec du bol, on sera marrantes ». D’une, on n’a pas vérifié le micro : deux heures plus tard on a compris qu’il n’y en avait pas. De deux, je vous garantis qu’on n’était pas drôles. Rendons-nous à la raison, certaines ont du talent pour ça et nous pas, la preuve:
Vous aimeriez quand même savoir ce qu’on avait à raconter ? C’est dingue ça…
Aujourd’hui, ce serait l’anniversaire des 30 ans de Macdo en France. Une information de premier ordre pour un blog non culinaire (on n’est pas 2 nouilles pour rien). Le premier fastfood américain aurait ouvert ses portes pleine de frites le 17 septembre 1979 à Strasbourg. Plusieurs internautes ont déjà réagi : des macdo existaient déjà à Paris en 1973. L’information est donc fausse. Nous sommes manipulé(e)s par le marketing américain ! C’est donc un vrai sujet brûlant, plein de polémique, un sujet mieux que le complot du 11 septembre, c’est du Royal en Best Of. Je me jette alors follement dans des recherches hypers pointues : je google « 30 ans de macdo ».
Ma déception est grande : pas de site participatif 2.0 pour l’occasion, pas de communiqué de presse sur le site officiel, et pas d’opé blogueur pour tester une nouvelle recette de sandwich anniversaire. C’est fou comme c’est dommage.
Mais sur l’INA, 214 pubs sont stockées en mémoire. Ami(e)s de la frite huilée et du sandwich au carton, je vous propose donc un Maxi Best of de pubs françaises avec un grand coca bien serré !
Lucy Mclauchlan est britannique, elle vit à Birmingham et a créé avec Matt Watkins le collectif Beat13.
Elle est artiste, elle travaille en noir et blanc, utilise les objets de la rue, les détourne. Ses monochromes sont fluides, sublimes et sans concessions : toutes ses encres sont permanentes, pas de rature possible, un seul « flow ». Le relief ne se construit pas dans la couleur mais dans les objets qu’elle déniche et intègre dans ses œuvres. Elle travaille dans la rue et en galerie.
Avec Matt Watkins, ils ont réalisé le film d’une de ses improvisations : « TACIT ». Laissez bien charger, on est en juillet, on a tout le temps de regarder le beau.
Son site pour suivre ses créations : Lucy Mclauchlan
Lucy Mclauchlan expose en septembre 09 en Italie pour le Fame Festival (en plein centre de l’Italie, dans la ville de Grottaglie).. J’ai envie de nouilles italiennes tout d’un coup…
60000 photos, 9600 impressions et 1800 photos en plus et un spécial credits à tous les artistes qui les ont inspiré : Olympus fait sa belle pub en stop motion
Tous ces travaux en stop motion me font à chaque fois penser à David Hockney, génial artiste anglais que j’aime beaucoup, et plus spécialement à ses travaux photos.
à vous la passerole