Le streetart passe-muraille
[Streetrevue #14]
Elles sont là, immobiles, monochromes, d’un simple trait blanc.
Les portes de craie ouvrent vers un ailleurs hypothétique et éphémère.
Elles me donnent envie de jouer au passe-muraille.

Porte coupe-feu, porte d’entrée, porte de séparation, porte fenêtre, porte cochère, porte de secours…
La porte organise un espace, délimite, isole, protège, décore, sépare.
Elle s’ouvre, elle se ferme. On la pousse, on la tire. Elle est un point de transition, un point de passage.
Ces portes de craie sont des murs. Infranchissables, étanches. Et pourtant elles me font rêver.
À la fois obstacles et paliers.
Ces clenches sont des promesses. Qu’y-a-t-il de l’autre côté ?





Je crois que c’est une des plus jolies choses en ce moment à Bordeaux.

à vous la passerole