J’ai chanté en yaourt italien
« Sara perche ti amo », « Sei l’amore della mia vita », « Sei tutto per me », « Il mio cuore è a te » et le fameux « Ti amo »… Ça, c’est l’amour en Italien. En Italie du Sud, ils ont plus que des chansons d’amour aux regards brûlant d’intensité, ils ont aussi leur ville. Murs, poteaux, wagons, statues, barrières, chaises, panneaux, trottoirs : l’amour se déclare partout.

Je me suis demandée si tous ces graffiti étaient ciblés : la personne habite-t-elle en face ? Passe-t-elle tous les jours devant ? Sont-ils ensemble aujourd’hui ? Et si c’était le lieu de leur premier baiser ou de leur premier regard… Souvent, le graffiti est accompagné d’une date, il y a des déclarations de 2007, de 2009, de quelques jours.



Et si c’était un amoureux éconduit, triste ou timide, trop timide pour le dire. Un cri d’amouuuuur désespéré dans la nuit noire…

Ainsi arrive le moment, où, immanquablement, comme pendant une grande partie de mon séjour, on entonne, en fronçant un peu les sourcils, les mains sur le cœur (un moment de vrai bon yaourt chantant) :
Allez, encore un petit peu de soupirs et d’amour sur mon album Flickr.

Faut dire que déjà à l’époque antique les romains utilisaient beaucoup le graffiti pour s’exprimer… c’était un peu le twitter de l’époque…
Oui, le graffiti, ça tient souvent en moins de 140 caractères d’ailleurs…
J’ai visité Pompéï et j’en ai vu des antiques !
En même temps, c’est mieux que les tags d’insulte