J’ai testé pour vous les clips italiens
Dans les épisodes précédents de Ma Vie à Rome, le Pape se remet de sa chute en talons aiguilles. Dans le genre Louboutin, Louboutin. J’ai chopé la gale. Dans le genre VDM, VDM. Et j’ai déménagé de chez mes six colocataires gays. Dans le genre mémorables, mémorables. Aujourd’hui, j’ai grave besoin d’exutoirer. Alors quand j’ai besoin d’exutoirer, je lâche le scrapbooking pour mater des clips. Et Dieu sait qu’ils sont savoureux ici. Le choix a été ardu. J’ai donc décidé de m’appuyer sur une valeur sure : un triple disque d’or et platine cuvée fin 2009. J’ai nommé L’Amore si odia de Noemi.
Noemi est une jeune artiste révélée par la deuxième édition du X Factor ritalien. Donc déjà, dès le départ, elle a un bagage d’enfer et le curriculum à décoiffer un chauve. Ici, on ne fait pas les choses à moitié. C’est culturel. L’Amore si odia [On déteste l’Amour, ndlr] c’est l’histoire de deux femmes que tout oppose mais que le destin finira par réunir. Par ordre d’apparition donc : Noemi la guitariste aux pieds nus et Fiorella Mannoia dans le rôle de la femme mature qui a des potesses mannequins.
Très sobrement, le clip dépeint le tourbillon des turpitudes de la vie de deux voisines qui se refilent la guigne à tour de rôle. Comme la gale, tiens. Détresse sentimentale, solitude et bibelots par terre : c’est sur fond de maisons mitoyennes que se déroule le drame. Évidemment, en filigrane, ce sont les contrariétés du covoisinage qui sont ici évoquées. Notamment l’épaisseur insuffisante du placoplatre.
Petit retour en images sur trois moments phares qui nécessitent une RTT de trois jours tellement ils sont forts comme la sambuca :
Fiorella regarde un film d’amour dans son canapé. Tout le monde trouve ça choupi. C’est un tableau de genre digne des plus grands. Mais que Fiorella regarde un film d’amour dans son canapé avec des écouteurs cloués sur les oreilles, ça ne choque personne. On lui fait de gros bisous quand même.
Noemi réactualise son pseudo Facebook mais son ordinateur est… éteint. En agissant de la sorte, on ne peut pas ignorer le clin d’œil qui est fait aux récentes études sur la dangerosité des réseaux sociaux. Addiction, virtualité des contacts, renfermement sur soi : quelle meilleure métaphore que celle de l’écran noir? La symbolique, toujours la symbolique.
Le repas trop décadent avec les amis. Là, je vais être clair. Trinquer avec un verre d’eau citronnée, voilà bien le triste témoignage des excès dont souffre l’Italie d’aujourd’hui. Preuve par un. Je ne dirai pas qui mais j’en connais qui vont rouler sous la table à ce rythme-là. À suivre donc.
C’était La Farfalle, votre envoyé spécial à Rome. Un peu de pesto dans ce monde de brutes.
Les 2 nouilles ont aussi envie de vous dire :




Fear Factor, c’est bien l’émission où tu dois manger des horreurs la tête dans les égoûts d’un immeuble ou encore se faire trainer par un 4X4 en string ? C’est bien ça ? Même en Italie ?
Wouah, ils recrutent large pour les nouvelles stars…
Mais nan, pas Fear Factor que tu décris si bien. C’est X Factor! Ça existe en France que depuis un an il me semble. C’est juste une deuxième Recherche de la nouvelle star! Sauf qu’en Italie, ils ne trouvent QUE des perles. Deuxième exemple :
ah non mais c’est horrible ces capitaines spock en version italienne !
Putain mais merde… Les Elfes quoi !! Ça me rappelle la photo à San Seb… « Spirito de la musica incarnato », avec la musique du Seigneur de Anneaux… SO CLICHÉ !!!
J’en ai gobé ma tisane par le nez!
Bien, très bien.