Le baiser de la lune, c’est tellement anormal
Ce matin, je suis arrivée en retard au travail. J’ai écouté jusqu’au bout le reportage de Frédéric Pommier sur France Inter à 9h10 : il racontait l’intervention de Robert Ménard – ancien patron de Reporter Sans Frontières – à l’émission « Cactus » de Paris Première du 5 février à propos du dessin animé « Le baiser de la Lune« . Je suis partie en colère et indignée. Salie par des propos trop souvent entendus.
Ce film a pour ambition d’être diffusé dans les écoles primaires : il raconte l’amour entre 2 petits poissons mâles. Un amour homosexuel. Un amour libre. Un amour sans frontières.
Regardez vite la vidéo, elle a déjà été supprimée sur youtube et dailymotion :
Donc, montrer l’homosexualité, c’est contaminer la pureté et les rêves des enfants, c’est lui voler son enfance. Être homosexuel(le), c’est ne plus croire au père noël. En gros, c’est une vie ratée, sans conte de fée. Et l’homophobie, on s’en tape.
C’est un de ces moments de ma vie où l’injustice me saisit la gorge.
Les 2 nouilles ont aussi envie de vous dire :


C’est étonnant comme depuis quelques année le « JE » prends le pas sur tout, tout ce qui n’est pas en accord avec ce que l’on vit, ce que l’on croit c’est nul, il faut surtout pas en parler, le montrer en discuter… La vie n’est pas monochrome, on ferait bien de se le rappeler…
Que peut on espérer d’une ancienne ministre qui brandit sa bible comme on brandit sa virginité dans l’hémicycle de l’assemblée, et qui n’existe plus aujourd’hui qu’au travers de ces polémiques stériles, quant à Menard, là, j’avoue je suis sur le cul, et terriblement déçue.
Moi j’ai un fils de 9 ans, et il s’est déjà fait traiter de pd dans la cour de récré, comme lui a pu dire pute à une gamine de son âge, oui, pd c’est une insulte dans les cours, et j’aimerais bien le lui montrer ce dessin animé.
Comme quoi.
Oui, je pense que les PD sont bien plus présents qu’on ne le pense dans les cours de récré des écoles primaires. Ce serait bien de mettre le sens des choses derrière les mots. Un dessin animé peut contribuer à la compréhension de l’autre.
ça ne m’étonne pas de Robert Ménard. Je ne sais pas comment ce type peut entretenir une si bonne éputation, presque angélique dans l’opinion, quand il suffit de le lire et de voir que ses prises de positions sont souvent motivés par ses financeurs. Et les financeurs américains de sa revue n’apprécie peut-être pas le fait homosexuel ? C’est une question de pure forme. Par le passé, et encore maintenant, il s’est merveilleusement abstenue de s’intéresser au sort de certains journalistes retenues dans des geôles dites de l’axe du bien.
Ce monsieur n’a de drapeau que le sien.
Pour le reste, Madame Boutin est dans son rôle.
Je suis un peu étonné pour Philippe Lellouche, déçue aussi qu’il ne comprenne pas la souffrance des gosses qui vivent ces insultes dans leur chair.
Perso je me fais une joie d’expliquer à mon fils de 5 ans qu l’on peut tomber amoureux d’un garçon, d’une fille ou de personne et que ça dépend juste de la vie.
Dans sa réponse (http://www.revue-medias.com/spip.php?page=breves) Robert Ménard se qualifie lui même de beauf absolu: comment peut on être aussi lucide?
« Réfractaire à ces simagrées, je précise que j’aimerais, de plus, conduire ma fille à l’église le jour de son mariage. Et prendre, plus tard, dans mes bras, les petits-enfants qu’elle m’aura donnés. Avec un garçon. Son mari par-dessus le marché. Bref, le beauf absolu. »
L’exemple d’une fille, pas d’un fils. « Les petits enfants qu’elle M’aura DONNES ». Un beauf absolu propriétaire des amours de ses enfants, propriétaire de leur descendance. Propriétaire du ventre des femmes et de ce qu’elles en font. Propriétaire de la personne de ses enfants et de leurs choix.
Personnellement je ne suis pas propriétaire de deux enfants (des filles, tiens). Je vis mon rôle de parent dans la réponse à leurs questions, quand je l’ai, dans la discussion, et pas dans l’orientation de leurs choix. Mes enfants ont toujours su que des garçons aiment des garçons, que des filles aiment des filles, ça existe et ça fait partie du monde, sans qualificatifs. Elles posent simplement des prénoms sur les gens, savent qui est l’amoureux ou l’amoureuse de qui, ça leur suffit.
L’ouverture d’âme des enfants a beaucoup à nous apprendre. Je ne leur « souhaite » rien pour leur vie, je ne souhaite surtout pas qu’elles me DONNENT quoi que ce soit. Qu’elles soient elles-mêmes m’apporte déjà infiniment et m’interpelle chaque jour. Je suis curieuse de savoir qui elles aimeront, parce que ce sera sans doute des gens intéressants, telles que je les connais, et que j’aime bien les gens intéressants. Et libres. Et qui aiment la liberté pour l’autre autant que pour eux mêmes.
En résumé, je crois que mes filles, malgré la présence régulière des amis homosexuels de leur dépravée de mère, vont vachement bien. Elles me donnent un espoir de tolérance pour plus tard, quand elles auront voix au chapitre de la société, et me font supporter d’encaisser des discours puants.
Moi ce que je comprends en regardant cette vidéo, c’est que l’être humain à encore PEUR de l’homosexualité ! peur pour ces enfants, peur de tout …
En France, on est encore raciste et homophobe ! c’est dur à dire mais c’est la réalité.
Si on éduquait les enfants sans taboo, rien de tout ça existerait. Comme tu dis Méline, un enfant est pure et peut tout simplement comprendre le plus naturellement possible qu’on peut s’aimer en étant noir et blanc, jaune ou noire ou blanc, homme ou femme.
tu as oublié les verts à rayure orange :p
Parler d’homosexualité dès l’école primaire, une nécessité selon Gaël Pasquier (directeur d’une école maternelle et doctorant en sciences de l’éducation) http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/13/parler-d-homosexualite-des-l-ecole-maternelle-une-necessite-par-gael-pasquier_1305164_3232.html
Le passage que je souligne de l’interview de G.PASQUIER est : »On évalue en général entre 5 % et 10 % le pourcentage d’homosexuels dans une population donnée. A l’échelle d’une classe de trente élèves, cela représente entre un et trois enfants ou adolescent-e-s amenés un jour à se qualifier ainsi. La prévalence du suicide chez les jeunes homosexuel-le-s implique que l’homosexualité soit banalisée dès le plus jeune âge. Sinon, comment éviter qu’un adolescent attiré par une personne de son sexe ne se perçoive comme marginal ? »
Boutin, Chatel, Lelouch et Menard s’appuient sur quels faits, sur quelle légitimité pour affirmer leurs opinions?
Enfin, Boutin me fait marrer quand elle propose que ce film fait pour des CM1/CM2 soit diffusé en collège!! pfff
De mon côté, je suis donc également ulcérée et en colère de tous ces propos homophobes. Je ne sais pas comment lutter contre, je vous invite donc à mettre des commentaires en opposition sur les quelques blogs suivants (navrée de participer à leur référencement)
http://ratigan.wordpress.com/
http://www.les4verites.com/Halte-aux-incitations-homosexuelles-dans-les-ecoles-primaires-2621.html
http://www.mondeetvie.com/article-le-baiser-de-la-lune-ou-l-homosexualite-enseignee-aux-enfants-du-primaire–41262406.html
http://voxfnredekker.canalblog.com/archives/2010/01/06/16410773.html
http://heme.typepad.fr/grain_de_poivre/2010/01/le-baiser-de-la-lune.html (elle, elle s’est déjà faite allumer)
Moi non plus, je ne sais jamais trop comment « manifester » mon mécontentement et lutter « contre ». Si seulement ça pouvait être simple..
Contre la bétise je suis pas sur qu’il y ait un remède…
Je pense que les enfants sont bien plus ouverts et intelligents que des Boutin ou des Ménard. Leur montrer le Baiser de la Lune permettrait à mon avis de les préserver cette ouverture quelque temps encore, avant que de vieux (ou pas) réactionnaires leur mettent des idées racistes et homophobes dans la tête.
Vite, vite, on le diffuse !
comment lutter ?
c’est à nous d’éduquer nos enfants différemment !
Kikoo lol
…t’auras l’air d’un dindon? Kikoo lol à toi et bonne journée!
rien d’étonnant ce débat: on serait en train de casser le mythe des contes de fées, le prince et la princesse, la belle et la bête et tutti quanti…tous ces mythes, qui ne sont pas forcément représentatifs de la vie idyllique qu’auront nos chères « têtes blondes » dans leurs pérégrinations amoureuses, n’est-ce pas?! voire j’aimerais savoir à quel points ce bourrage de crane de prince et princesse n’entraine pas de telles peurs et/ou désillusions envers le sexe opposé? (ouh la la je m’aventure en terrain mouvant et non connu!)…ce qui me parait surtout intéressant dans ce petit dessin animé aquatique (notons tout de même qu’il ne s’agit pas d’un duo prince et prince ou princesse et princesse, pas fous les gars!),n’est pas tant de montrer un amour homosexuel, mais simplement de montrer quelque chose de différent, un autre schéma possible dans l’univers hyper normatif montré aux enfants…
Les histoires pour enfants sont souvent très trash
Peau d’Ane n’est pas une histoire d’inceste ?
Et le petit chaperon rouge, n’est pas fait pour mettre en garde les jeunes filles des violeurs ?
Je pense que raconter des histoires de fées et de fées, ou des batailles chevaleresques de princes et de princes seraient bien plus naturels et équilibrants que certains contes traditionnels.
Il me semble que la diffusion de ce court métrage remueur de méninges est un bel hymne au respect de l’autre et de sa différence mis à la disposition de nos bouts de chou…
Argumenter dans le sens de la sauvegarde et de la protection de l’enfance c’est faire porter aux enfants les craintes archaiques des parents et surtout refuser de leur reconnaitre une sensibilité anormée souvent plus subtile et plus ouverte aux différences que celle de leurs ainé(e)s! Un comble pour des personnes affirmant défendre leur intégrité mentale et dénoncer l’incitation ainsi faite à l’homosexualité.
Or parler d’incitation, c’est déjà camper sur un point de vue complètement fermé au dialogue et ignorer que l’on n’incite pas à l’homosexualité; que la diffusion de spots, de films, de tracts ou tout simplement cotoyer un homosexuel n’influent en aucun cas les orientations sexuelles et affectives! Preuve en est que, a contrario, un contact prolongé avec l’hétérosexualité n’a jamais « désinciter » un homo à ne plus l’être! (Quoique parfois…ahah)
Pire affirmer de telles inepties c’est omettre la possibilité que les charmantes têtes blondes pour lesquelles on lutte avec tant d’acharnement, renferment peut-être des germes d’incitation dévastateurs en sommeil. Le bien-être de l’enfant là-dedans? Sa protection?
Je trouve triste que les petites frimousses de nos cours de récré ne puissent accéder à quelquechose de différent de ce qu’on leur montre habituellement, ne puissent développer des schémas de représentation nouveaux qui les aideraient à grandir sans entrer dans des rôles préétablis afin de faire triompher un genre par rapport à un autre!
Reste que, j’aurais adoré avoir eu l’occasion de croiser un dessin animé au contenu similaire dans mon enfance et que ca m’aurait sacrément simplifié les choses ^^.
Je ne sais plus trop comment je suis arrivé ici, mais autant vous semblez en colère, autant je suis pour ma part très content. Que vous soyez en colère, bien entendu
Je suis vraiment ravi de voir que finalement, ce film ne servira strictement à rien pour vos enfants, puisque vous aurez su les éduquer.
Je suis pas allé écouter l’interview proposée dans l’article. En vérité, j’écoute plus ces âneries. J’ai un peu renoncé à lutter ; c’est trop fatigant et déprimant. Et puis sur les forums ou blogs, personne ne s’écoute. Il suffit de lancer un truc, et on disparaît aussitôt dans l’anonymat. Je préfère quand même nettement parler en vrai avec les gens. Le vrai combat, c’est pas sur internet, mais dans la vraie vie qu’il faut le mener. Se poser devant les gens, et dire « j’existe, je suis homo », ça fait sens, c’est marquant. Tout de suite, l’homosexualité prend forme humaine et oui, on est comme tout le monde finalement. C’est plus difficile que d’écrire anonymement sur un blog, c’est sûr. Et bien plus risqué : qu’est ce que ce nouveau collègue avec lequel j’ai sympathisé et que j’aime bien va dire (faire ?) quand je lui dirai que je suis homo ? Parce que ça arrive inévitablement, un moment, il faut le dire. Sinon on est condamné à devoir mentir, ou à faire semblant. Et ça, c’est pas tenable toute une vie. Il me parle de sa copine ? Et moi, je transforme José en Josette alors ? Ou je me tais ? C’est toujours un moment délicat où tout peu basculer, où la perspective d’une brouille définitive, où la perspective d’une insulte, d’un coup, apparaît. Ca fait un peu peur parfois. Et puis finalement, il se passe rarement des choses graves. La plupart du temps, ça passe tout seul. Parfois avec des conditions (tu vas pas me draguer, hein ?), mais ça passe tout seul. Et quand ça passe tout seul, on a ce petit moment euphorique où on se rend compte que la vie vaut la peine d’être vécue et que y a plein de gens bien.
Pourquoi je dis tout ça ?
Parce que quand ça se passe bien (et encore une fois, c’est presque tout le temps comme ça), ça veut dire que ces gens ont eu sans doute des parents tolérants, ouverts. Ca veut dire qu’ils ont été bien éduqués, quoi. Ca veut dire qu’ils auraient pu vous avoir comme parents. Je vous remercie donc, parce que c’est de vous que dépend la vie des gens comme moi.
salut Silers, dis tu « nous » remercie (l’auteure du billet? les « commentateurs »?) car c’est de nous « que dépend la vie des gens comme toi »..dis tu as quel âge? ;-o) pour ma part schuis pas sûre que je pourrais être ta mère hé hé!!
euh pardon, petite minute d’euphorie sur un lieu où on n’est pas entre vrais gens, ni émotions vraies, ni vraies indignations…allez allez c’est une blague, en toute bienveillance et gentillesse…à mon sens tous les forums sont bons à prendre, tant que ça n’est pas l’un à l’exclusion d’un autre, et vice versa.
ha booon c’était pas ça l’idée!!!!
par contre, si, ce film pourraient servir à nos enfants, car l’éducation, se construit je crois (moi qui ai tant d’enfants de par le monde)via différentes sources, il n’y a pas que la parole (et espérons les actions aussi) des parents, mais aussi tous les autres modèles ou exemples…la littérature, les films dont beaucoup de ces enfants sont abreuvés en sont une, et alimentent de manière non négligeable leur imaginaire de citoyens adultes en devenir.
comme nos enfants ne vivent pas dans des cocons, et qu’ils n’auront pas que l’éducation de leurs parents comme unique bagage et influence, il est sans doute nécessaire de se mobiliser pour que la forme des influences autour aille dans le sens de la tolérance et l’ouverture à d’autres formes d’altérité (si je reste sur cet exemple de poissons aux noms de petits garçons).
Se mobiliser comment? bé prendre parole et partager ça c’est déjà un début je crois…
Le vrai combat? Internet véhicule l’information. Il est donc normal de pouvoir y apporter des éclairages. Pourquoi restreindre le « combat » à la scène publique?
Il y a de nombreuses batailles et Internet est un terrain aussi bien approprié pour en discuter que de le faire avec de « vrais » gens, en martelant de « vrais » arguments et en défendant de « vraies » idées!
L’important c’est de réagir et de ne pas rester passif. Enfin c’est mon point de vue ^^.
Je ne relève pas la petite pique sur l’anonymat… le billet introduit par Camille ne doit pas être source à ce genre de débat stérile.
Salut Silers, j’aime bien les arrivé(e)s par hasard.
C’est vrai que c’est chouette ces moments d’euphorie où tu n’as plus à te cacher. Mais ils ne sont pas toujours si simples à atteindre et certaines expériences peuvent être bien malheureuses et douloureuses : http://www.les2nouilles.com/2009/08/19/on-me-dit-fais-gaffe/ .
Alors, si en parler désamorce la crainte, la peur de la différence, si écrire 1 billet peut sensibiliser 1 personne, je préfère parler jusqu’à en perdre ma voix et continuer à écrire des billets de nouilles
hello, je découvre un autre blog bordelais grâce à Papilles
100% d’accord avec vous, cela m’avait fait faire un bond chez moi aussi.
Dans les commentaires qui ont suivi, j’ai aussi compris qu’il y a des enfants moins curieux que d’autres, et dont les parents n’ont pas forcément envie qu’on leur en parle à l’école…Ca peut aussi se comprendre, même si ça m’étonne (faut voir ce qui se raconte dans les cours de récré)que des fins de primaire ne sache pas ce que sont des homos.
Mais j’ai du mal à ne pas m’énerver lorsqu’il s’agit de réactions très réac…On est en 2010…
Camille,
L’injustice que vous décrivez est compréhensible. Le regard des autres est souvent très destructeur et pousse dans le meilleurs des cas à une saine révolte pédagogique et parfois à un replis sur soi communautariste. J’ai pour ma part encore entendu une réponse affligeante d’une maman la semaine dernière à qui son fils demandait « c’est quoi l’homosexualité » !
L’erreur c’est ensuite de poser un regard tout aussi agressif et humiliant, sur les hommes hétéros tolérant, que ceux que vous avez subit. Et par voie de conséquence de s’exclure aussi d’autres possibilité relationnelles. L’Homo Amicus sincère existe ( pas uniquement celui qui fantasme sur un ménage à trois
Je l’écris car j’ai eu cette perception chez vous (fausse interprétation peut-être, mais vraie perception de ma part).
Vous avez raison de lutter pour faire que l’homosexualité s’inscrive dans la normalité, mais attention au chemin…
Je n’imagine pas qu’elles ont pu être vos fractures, les petites mesquineries et humiliations quotidiennes, mais le dépassement passe par la tolérance réciproque (j’ai l’impression d’écrire sur le conflit Israelo-palestien).
Bises à vous deux
En fait, Sacha, je ne sais pas trop quoi répondre. Je suis désolée que vous vous sentiez blessée, loin de moi cette idée.
Très simplement, je me moque de la sexualité de l’autre et je ne suis pas en quête d’une quelconque normalité. Je ne classe pas les personnes dans des modèles cloisonnés et je ne souhaite dresser aucun mur entre les gens. Je ne pense pas qu’être homosexuelle conduise à du communautarisme ou à de la misandrie. Je suis donc désolée des conclusions de votre commentaire. Je ne suis pas sûre de bien répondre à votre commentaire mais je ne vois pas quoi vous écrire d’autre.
Incroyable de voir comme les vieux tabous judéo-chrétiens sont encore présents dans le cerveau de la populasse… La liberté de chacun de disposer de son corps, ça semble normal sur le papier, mais ça gène encore tellement d’abrutis coincés et le crâne bourré de préjugés. Ca fait un peu pitié…
Les enfants ne peuvent pas comprendre l’homosexualité ? Ce n’est pourtant qu’une histoire d’amour…et ils ne pourraient pas comprendre ?? Plus que certains adultes, à mon avis.
Et la grosse Boutin…non mais qu’est ce qu’ils sont aller nous la ressortir de son couvent, cette conne ?!!
Enfin bon…calmons nous, il parait que l’humanité évolue…mais, putain, c’est long, et y’en a qui sont vraiment à la traîne !!
Tiens…Guillon remonte un peu dans mon estime …
http://www.planetepeople.com/news/video-stephane-guillon-se-lache-totalement-sur-le-film-l-polemique-r-l-le-baiser-de-la-lune-r-2718.html
Hey Sacha, c’est aussi simple de nous dire qui tu es avant de nous faire la bise
…
Dans le doute, je te la rends, mais bon.
Les intervenants sont d’une naïveté incroyable.
Leur vision de l’enfant est ultra-réac…
J’ai un fils de 9 ans en CM1 et ils sait très bien ce qu’est un couple homosexuel et je n’ai pas l’impression que ça le choque, que ça le mette mal à l’aise ou quoi que ce soit.
Ce reportage est très agressif.
En tout les cas, le résultat, nous avons des intervenants qui veulent interdire (j’en frissonne..) un film (et ça me rappelle des évènements bien noirs d’une certaine époque) d’animation aux enfants… Une sensibilisation sensible. Un autre point de vue pour se faire son point de vue, sans propagande… Un enfant a le droit à la différence. Il est de toute façon généralement accompagné, éduqué. C’est dans la multiplicité des points de vue que l’on trouve son chemin.
L’art propose et n’impose rien.
Robert Ménard a un discours unilatéral, il n’y a aucune subtilité, les choses sont posées sans contre-débat possible. En quoi sa position serait la ligne de conduite à suivre ? C’est l’impression qui ressort, la véhémence des propos, le plus fort qui gueule et qui gagne… Quel comportement d’hétéro mâle caricatural.
Philippe Lellouche est aussi dans le même ton… Il me fait peur.
Mais mince ! On parle d’un film d’animation… poétique qui parle avant tout d’amour…
Stéphane Guillon a fait une chronique à ce sujet et il évoque l’exposition le zizi sexuel et quand on voit l’illustration qui est utilisée pour parler de la « levrette », l’image utilisée est un dessin qui flirte tout de même un peu plus avec ce que l’on qualifierait de choquant…
C’est très inquiétant ces comportements actuels…
Bon pour participer à ce débat, je vous invite à lire mon billet que j’avais fait sur le film : http://reflectingstory.com/featured/le-baiser-de-la-lune/
En tout les cas, c’est bien qu’il y ait toutes ces réactions, ce sont des actions contre ceux qui gueulent si fort pour toujours tenter de faire taire les autres.