Les blogs de filles sont nuls parce que les filles, c’est des cloches.
Quand j’ai ouvert un compte sur Formspring (la nouvelle plate-forme sociale qui permet aux grands ado du 2.0 de jouer anonymement à action-vérité et à touche-pipi sans se faire attraper), voici la première question qui m’a été posée :
Pourquoi tous les blogs de filles glorifient la forme sans contenu ?
HAN. Il fallait lire : « prends ça dans tes dents, fille futile qui blogue des trucs creux comme toutes les autres ». J’ajouterais bien « et encore, quand j’ai le temps et le courage »… Pourtant la question est pertinente, en plus d’être joliment posée. Elle m’a rappelé les sujets piégés des épreuves de « GrandO » de Sciences Po. C’est parti pour une réponse argumentée, comme j’ai appris, en deux parties, deux sous-parties, deux soussouparties. Un peu de contenu et d’austérité, que diable.

Introduction (en principe un tiers de l’argumentation, mais j’ai grave perdu la main)
Le terme « blogs de filles » accepte deux niveaux de lecture : de « blogs écrits par des filles » si l’on s’en tient au premier degré, il est devenu une catégorie signifiante, qui sert désormais aux auteurs eux-mêmes à définir leur production. Exemple : « Salut, bienvenue sur mon blog de fille, ici on parle de tout, et surtout de rien hi, hi ». Le « blog de fille » se définit par le regard de son auteur : écrit à la première personne, il se veut un joyeux fourre-tout de ses goûts, expériences et découvertes, qui parle parfois un peu de sa vie, et parfois beaucoup trop. Le lecteur vient y chercher le divertissement avant l’information, la forme avant le fond.
Mais tous les blogs écrits par les femmes ne sont pas pour autant des « blogs de filles », même si la tendance est lourde. Il existe également des blogs « écrits par des filles » dont le thème se restreint à une discipline ou un sujet (La cuisine. La broderie. La mode. Le maquillage. Les enfants. Le sexe. Le chat.) On y retrouve toutefois un large usage de la première personne, et des références fréquentes aux affects de l’auteur (j’aime/j’aime pas : le persil frisé, le coton mercerisé, les chemises à carreaux, les fards à paillettes, les Pampers, la levrette, les Friskies.).
Il n’est qu’à regarder le sacro-décrié classement Wikio pour constater que les hommes tiennent le haut du pavé à une écrasante majorité dans les thèmes d’expertise à fort contenu (politique, droit, sciences, high-tech, marketing, environnement, économie…) tandis que les femmes trustent les thèmes de divertissement (scrapbooking, gastronomie, loisirs, animaux, on t’aime Mimo). Les « blogs de filles qui parlent de rien et un peu trop de moi», quant à eux, se noient par milliers dans la catégorie « Divers » (bienvenue chez nouilles).
Il semblerait donc que le blogging au féminin soit celui du regard personnel, du quotidien, du vécu, de la subjectivité, de l’esthétique, du futile, de la forme, tandis que le blogging au masculin serait celui du contenu, du savoir, de l’information, du débat, de l’important, du fond. Qui sont les détenteurs du savoir ? Les blogs de filles sont-ils creux parce que les filles sont creuses ? Parce qu’on ne les écoute pas quand elles parlent de législation du nucléaire ? Parce qu’elles n’osent pas ? Parce qu’elles n’en ont rien à péter ? Et si la forme était une forme de fond, et le fond, une forme de forme ?
GRAND UN: « Ce n’est que mon avis », ou le complexe de la blogueuse qui n’est « qu’une fille, t’façon ».
1.1 « T’es qu’une fille »
La perpétuation des structures patriarcales : un peu une barrière à l’entrée, quand même.
Le fondement judéo-chrétien de notre civilisation laissait peu de chances aux femmes d’écrire librement des blogs de théologie qui dépotent : Pendant l’instruction, la femme doit garder le silence, en toute soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de faire la loi à l’homme. Qu’elle se tienne tranquille (Saint Paul, Première Épître à Thimothée, 2 (11-15)). Fort heureusement, deux millénaires de philosophie, l’humanisme et les Lumières sont passés par là, pour encourager les femmes à bloguer philo (« La femme est une surface qui mime la profondeur » Friedrich Nietzche). Progressivement, l’Art leur a fait de la place (« Aimer les femmes intelligentes est un plaisir pédéraste » Charles Baudelaire), et l’invention de la psychanalyse au XX siècle a ouvert tout grand les portes de la prison intellectuelle dans laquelle on enfermait les femmes (« l’infériorité intellectuelle de tant de femmes, qui est une réalité indiscutable, doit être attribuée à l’inhibition de la pensée, inhibition requise pour la répression sexuelle. » Sigmund Freud). Tu parles. C’est ainsi que ma grand-mère, qui aujourd’hui envoie des mails comme tout le monde, est née dans un pays, la France, où une fille n’avait pas le droit de vote en raison de son infériorité intellectuelle. Elle était comptable mais n’a eu le droit de signer des chèques que passé la trentaine. Et elle trouvait ça normal.
Aujourd’hui, à travail et responsabilités égales, une femme gagne 20% de moins qu’un homme, les femmes ne sont nommées ni dans les conseils d’administration ni à la présidence des universités. Pour faire simple, tout le monde appelle les femmes politiques par leur prénom. Dans le champ du pouvoir et du savoir, la parole d’une femme est perçue comme féminine avant d’être écoutée, et dévalorisée a priori. Une expérience menée au cours des années 1990 par Mireille Desplats auprès de professeurs de collège le prouve : la même bonne copie obtient une meilleure note avec un prénom de garçon qu’avec un prénom de fille, tandis qu’une copie médiocre provoque l’effet inverse. On juge donc la production d’un individu selon son genre, à l’aune d’un double stéréotype : la réussite des filles serait moins liée à leur potentiel intellectuel, et davantage issue du travail et du conformisme (« les filles peuvent moins, mais font le maximum »). On a donc tendance à minorer la qualité de leurs bonnes productions et à soutenir les mauvaises. Les garçons réussiraient par leur capacités intellectuelles, avec une tendance à sous-réalisation (« les garçons peuvent plus, mais se laissent aller ») : on emphase leurs réussites, et on sanctionne leur échecs comme un manque de travail et non de potentiel. Que l’enseignant soit un homme ou une femme n’y change rien.
Faut donc pas déconner : inutile de dire qu’une femme qui affirme une expertise sur son blog sera jugée et appréciée à l’égal d’un homme. Homme talentueux, femme laborieuse : des archétypes culturels millénaires ne peuvent pas s’envoler des mentalités en l’espace de 40 ans. Le Génie est encore perçu comme mâle. La blogueuse devra faire mieux qu’un blogueur pour épater autant ses lecteurs, mâles ou femelles, et c’est pas demain que ça va changer.
1.2 « Je laisse ça aux mecs »
Effet Pygmalion et autocensure: la femme en fuite. (‘tain c’est joli, ça)
L’appréciation différente des productions intellectuelles selon le genre a un effet de « prophétie auto-réalisatrice », c’est à dire que le réel se transforme pour rejoindre les préjugés. Rosenthal et Jacobson l’ont mis en évidence et ont appellé ce phénomène « effet Pygmalion ». C’est très simple:
Pour les filles : sous-évaluation du potentiel et traitement différencié -> ressenti de dévalorisation -> perte de confiance en soi -> échecs -> amplification des projections du maître -> dévalorisation de soi accrue -> etc.
Pour les garçons : surévaluation du potentiel et traitement différencié -> ressenti de valorisation -> gain de confiance en soi -> réussites -> amplification des projections du maître -> valorisation de soi accrue -> etc.
Les femmes ont par conséquent tendance à se vivre intimement comme moins pertinentes, moins capables, et à dévaloriser systématiquement leur production intellectuelle. En entrant dans le champ du savoir et du pouvoir, on les voit plus souvent que les hommes minorer a priori l’importance et la qualité de leur intervention : « pour ce que j’en sais… », « ce n’est que mon avis mais », « il me semble », et « je crois », « et si »… sont des expressions beaucoup plus familières aux femmes qu’aux hommes. La boucle reprend : ce comportement entretient la perception générale que les femmes sont moins expertes, parce qu’elles sont moins assertives.
La blogueuse ne se lance donc pas dans la blogosphère à la manière des blogueurs. D’une part, elle sait qu’elle ferait figure d’OVNI et qu’il lui faudrait en faire plus que les hommes pour devenir légitime. D’autre part, elle doute d’en être capable et s’excuse quotidiennement d’avoir un avis. Enfin, le blog étant une activité de réalisation personnelle non rémunératrice, la blogueuse a envie de pouvoir respirer, et pas d’être attendue au tournant ou d’avoir à se justifier. Parler micro-économie/maths appliquées/marketing/cancérologie, ça lui rappelle trop le boulot, elle a déjà assez à faire pour asseoir sa crédibilité avec ses élèves de thèse et ses collègues. Elle déserte donc malgré elle la sphère du pouvoir et du social et se replie sur la sphère privée – celle de l’intime, de l’affectif, de la reproduction – dans laquelle les stéréotypes culturels lui donnent une légitimité supérieure à celle des hommes. Pour peu qu’elle soit dingue de chaussures ou un peu douée pour la broderie, elle valorisera plutôt son hobby et ses goûts. C’est ainsi que, sans aucune loi promulguée, la blogosphère se structure largement selon les rôles traditionnels : les hommes au charbon, « il faut /on doit », les femmes en cuisine « j’aime / j’aime pas ».
Les filles, on se rend pas service, et va falloir qu’on sorte nous-mêmes de ce guêpier (à mon humble avis).
GRAND DEUX – Et si la sous-culture du féminin créait de nouvelles valeurs?
2.1 « Comment dire ? »
La subjectivité est-elle forcément une approche futile du réel ? Hein ?
Nous avons vu les raisons qui poussent les « blogs de fille » à revendiquer leur subjectivité, et à faire passer en première intention la forme personnelle. Le contenu y devient une variable, définie par l’humeur, et non un but en soi. Dans le langage commun, « subjectif » désigne le sentiment ou la réaction qui se fonde sur un individu et ne vaut pas nécessairement pour tous. L’opinion subjective confond les besoins et désirs avec la connaissance et se contente de l’apparence ou de l’illusion. En ce sens on peut donc légitimement reprocher aux « blogs de filles » de ne proposer qu’un contenu superficiel, une approche partiale et partielle du réel. Mimo, par exemple, il voit pas les choses comme toi. Il est clair ici que la forme prime sur le contenu. Ce contenu a-t-il pour autant une valeur moindre?
Afin d’éclairer la question, penchons-nous sur la définition philosophique de la subjectivité, qui… ah ben en fait ça m’a l’air bien compliqué. Et depuis l’aube des temps. (Et comme je suis une fille qui blogue pour le plaisir je vous dis pas comment ça me saoule). Pour Deleuze, le dernier mec à avoir essayé de penser la notion (Empirisme et subjectivité), le temps et l’espace se définissent par les relations de voisinage et d’intégration de points en séries. Le sujet est alors une synthèse qui reprend le donné en le réfléchissant, de sorte qu’il se dépasse lui-même. En gros. Mais je suis assez d’accord. Prends une fleur, n’importe laquelle, et essaie de la décrire. Objectivement. Par la botanique ? La peinture ? La photo ? Mais sous quel angle ? On n’échappe pas à la subjectivité tant qu’on est sujet, mon cher. Si Vérité il y a, nous ne pourrons la saisir que tous ensemble (ça c’est l’intersubjectivité, un truc chiant à comprendre aussi), ou bien admettre que nous accédons à une forme de Vérité universelle par notre subjectivité même. L’art en est la plus belle preuve. Mimo soit loué.
La forme subjective est un contenu en soi qui parle à l’affect, et fait écho chez chacun en ce qu’il a de semblable ou de dissemblable.
2.2 « ça dépend, ça dépasse »
Quand l’inclassable fait sens, faudrait ptêt voir à classer autrement.
La fille qui blogue assume généralement la relativité de ce qu’elle dit. Elle n’hésite pas à dire que ce n’est « que de la mode », ou « que son avis », ou « que sa petite vie ». On l’a vu, ce n’est pas parce que les filles seraient « plus dans l’affectif » qu’elles se spécialisent dans le foutoir kikoolol, mais probablement parce qu’on leur colle cette étiquette qu’elles en investissent le champ. Et comme dans tous les domaines, certaines ont du talent, d’autres moins. Mais il se trouve que quand un « blog de fille » est bon, ça plaît, c’est lu, ça fait sourire, réagir, échanger. Preuve que la forme personnelle bordélique répond à une attente intellectuelle différente de celle de l’expertise rationnelle, mais tout aussi respectable et appréciée. La catégorie en elle même devient une sorte de sous-culture du web dominée par les femmes, mais la blogosphère étant un espace d’expression ouvert, on voit aujourd’hui des hommes commencer à écrire des blogs de filles. Souvent anonymement d’ailleurs : le stéréotype de genre a la dent dure, et il est tout aussi difficile pour un homme d’oser parler de ses déboires avec un préservatif que pour une femme d’oser contester la politique budgétaire ukrainienne.
C’est pas pour taper encore sur Wikio et les autres, mais les catégories dans lesquelles on classe aujourd’hui les blogs sont donc totalement ineptes, parce qu’elles sont fondées sur le classement thématique du Savoir (mâle, je te rappelle). Quand on voit la diversité de ce qui se trouve réduit à l’étiquette « blog de fille », on se dit qu’il serait peut être temps de repenser les catégories, au sens philosophique du terme. C’est un peu comme la journée de la femme qui se dresse bêtement en face des 364 journées de l’homme. Aujourd’hui il y a des filles qui écrivent des blogs experts, des mecs qui écrivent des blogs de filles, des blogs experts mixtes, et des blogs de filles mixtes. Les meilleurs, les mixtes. Parce que comme disait Deleuze : « La femme contient autant d’hommes que l’homme, et l’homme de femmes, capables d’entrer les uns avec les autres, les unes avec les autres, dans des rapports de production de désir qui bouleversent l’ordre statistique des deux sexes. Faire l’amour n’est pas faire qu’un, ni même deux, mais faire cent mille. » Let’s make love et arrêtons de parler de « blogs de filles », siouplé.
AH. TU VOIS BIEN QUE QUAND ON FAIT DES TRUCS SERIEUX TU LIS PAS TOUT PARCE QUE C’EST CHIANT.
Les 2 nouilles ont aussi envie de vous dire :
Alors, j’ai envie de dire en tant que colocataire que j’aime pas ta fin : non c’est pas chiant une fille qui fait du sérieux, et je mets un 20 sur 20 pour la qualité intrinsèque de ce « grand O ».
Par ailleurs, repensons à l’intervention de Sarkozy : il a été démontré que, lors du débat de lundi, il s’adressait de 2 manières bien distinctes vis à vis des femmes et des hommes :
- les femmes, il les appelle par leurs prénoms,
- les hommes, il les appelle par des « Monsieur Bidule »
A la lumière de l’étude de Mireille, ça me glace le dos..
Ah non, le black, il l’appelait Rex. Par son prénom.
ah mince, j’ai lu la conclusion seulement à la fin !
ah oui, c’est vrai, les femmes et les minorités, c’était dans le même sac
J’ai pas écouté le merveilleux débat de lundi, la lecture attentive de la presse du lendemain suffit amplement, mais personne n’a osé lui donner du « Nicolas » ? Non mais sans rire !
Mon blog ne parle de rien, je ne suis expert en rien et j’aime bien certains légumes. Suis-je une fille ?
Tu es l’avenir de l’homme.
Je rectifie : tu es l’avenir de la cuisine… :p
Non Raph, mais par contre tu es présentateur d’une émission de télé réalité consacrée à la cuisine sur M6 et cela tu ne le savais peut-être pas encore.
MC
cool ! je peux changer de coiffeur ?
Question : pour les skyblog, est-ce qu’on peut parler de blog de filles et de blog de garcons encore ou c’est un peu un truc qui transcende les genres, et alors est-ce le skyblog est l’avenir du blog (prononcé la dernière phrase chantonné sur un air de Jean Ferrat).
J’y connais pas grand chose en skyblogs, ça doit être pour ça que je les ai oubliés…
Comment ça, on ne lit pas jusqu’au bout!!!
ben zut alors… mais si mais si, on lit jusqu’au bout!!
Bon question « un peu » orientée, mais je dirai réponse très pertinente… et j’aimerai bien lire ici le commentaire de la personne qui t’a posée cette question!
Mon avis sur la question? oui, j’ai un « blog de fille ».
Mon statut? j’ai un poste à responsabilité qui était tenu pas un « mec » donc le « savoir » et le « pouvoir », j’en ai tous les jours, même s’il est vrai qu’on m’appelle par mon prénom. mais je réussi bien mieux que certains hommes avant moi, peut être justement parce que j’ai d’autres valeurs, d’autres approches des choses…
Mes envies sur mon blog? me lâcher, parler de l’intime, de petits bonheurs, de la vie, la vraie vie!! pas celle que donne le pouvoir que certains « hommes » revendiquent…
alors futilité? oui sûrement parfois. mais la futilité c’est aussi la légèreté, c’est ne pas trop se prendre au sérieux, c’est rire de la vie et de ses déboire aussi parfois…
Blog de fille? oui finalement, je le revendique!
et ton article?? trop bien…. sur le fond… désolée pour la forme…
Biz biz
Lili
Nous reviendrons très vite à une forme normale de n’importe quoi, promis!
je crois que wikio y réfléchit, mais c’est vrai que les femmes ne bloguent pas de la même façon, très peu de blogs en catégorie politique, ce qui ne veut pas dire qu’elles ne parlent pas politique
très interessant, merci d’avoir partagé cette analyse déjà.
je suis d’accord avec beaucoup de choses par contre je revendique quand même « la légèreté » pour la légèreté … celle qui n’est pas forcément induite par un sentiment d’infériorité (conscient ou non) mais celle qui découle d’un choix simplement.
Pour rester dans la blogosphère, certains mecs sont à la tête de blogs « fun »et décalés sans doute parce qu’ils ont envie de déconner, je pense que les filles peuvent avoir la même envie.
voilà voilà
Je crois qu’on est d’accord… Un petit hymne à la légèreté pour la route? http://www.les2nouilles.com/20.....rry-henry/
En tant que femme (ouais, je sais, ça ne se voit pas) et spécialiste d’un peu de tout et de beaucoup de n’importe quoi, je tiens à m’incliner pour ce billet Ô combien pertinent ! On vire Albert Camus et je propose ton post au Panthéon. Ca te va ?
En fait ce que je préfère chez toi, c’est ton extrême sens de la mesure
…Merci!
j’ai tout lu jusqu’au bout … j’aurais bien aimé également un conclusion plus fouillée, je reste sur ma faim !
bien joué ^^
Ah mais en principe, quand t’as bien fait ton deupartideusoupartideusoussouparti made in sciencespo, t’as même pas besoin de conclusion tellement c’est limpide arrivé au bout. C’est un peu comme sauter à l’élastique: à une époque, j’assurais, mais faudrait que j’y retravaille
. Merci!
Les thématiques féminines sont toujours dévalorisées, dans le monde du blog comme ailleurs. Si tu as un blog de cuisine, tu n’es qu’une mémère, si tu as un blog mode, tu n’es qu’une blondasse décérébrée mais si tu es un crétin qui teste des téléphones toute la journée, t’es un super héros ! Il y a comme qui dirait un bug qque part.
Suis effarée de l’étude sur les notes en fonction des prénoms, un truc à choisir un prénom neutre ! Je n’ose imaginer celle qui s’appelle Rachida !
Si tu testes des téléphone toute la journée, t’es un geek pas un super héros
Y’a que sur Internet que les geek sont des super-héros…
Mais de quoi elle nous cause la reine de la crème brûlée? C’est non culinaire, ici. Tu vas nous saper tout espoir de crédibilité. Ouste. Bisous.
J’ai tout lu, compris adoré ! je te découvre, je reviendrais (putain la menace !!)
Tu dis exactement ce qui fait mon souci quotidien: j’ai fait mon blog au début en mode lol, mais ça m’a vite saoulé et j’ai voulu parler de tout y compris politique et éco, mais bizarrement, ça fait aps sérieux, et je sais que je me dois à moi-même une grande partie de ce manque de crédibilité, comme tu l’analyses si bien !!
Bravo encore !
Oh toi t’es bien trop jolie pour avoir une cervelle: laisse-toi pousser la moustache et ça ira mieux. Oui, je me flagelle pour cet énorme cliché… tu vas être obligée de mettre tes menaces à exécution
J’ai tout lu. c’était très bien. je suis une oeuvre d’art subjective. (enfin si j’ai bien compris) !
T’es surtout carrément le plus beau.
j’adore! c’est très bien écrit! merci pour cette remise à plat
« Si Vérité il y a, nous ne pourrons la saisir que tous ensemble (ça c’est l’intersubjectivité, un truc chiant à comprendre aussi), ou bien admettre que nous accédons à une forme de Vérité universelle par notre subjectivité même ».
J’aime beaucoup cette analyse, ça m’a fait penser à un condensé de l’oeuvre de Dick.
Excellent papier, néanmoins je ne me sens pas aussi compatriote que toi à l’égard des « blogs de filles »…Il faut avouer que beaucoup sont un ramassis de clichés, et il me semble que oui il est possible d’avoir un blog féminin sans tomber dans la caricature.
Je crois aussi à la complémentarité, aux blogs à deux ou carrément collectifs. D’où d’ailleurs le plaisir que j’ai eu à découvrir ce blog qui respire un certain équilibre(même si vous êtes deux femmes).
En tout cas ça valait le coup de te pencher sur la question, merci pour cet éclairage
Très bel article.
Une expérience dont j’ai eu connaissance récemment :
On donne à des enfants une image assez complexe à reproduire. Si on leur dit que c’est un exercice de dessin, les filles et les garçons réussissent de la même façon. Si on leur dit que c’est un exercice de géométrie, les filles réussissent moins bien.
Aïe.
BRILLANT ! Je tire ma révérence, et je remets du gloss. Non sans blague, vous dépotez les filles. Je reviendrai vous lire.
malgré l’heure matinale j’ai tout lu et c’est excellent ! je rejoins les conclusions de ma copine Papilles , et bravo !
Oh non… encore une blogueuse culinaire qui pense avec ses casseroles… (Bienvenue et merci, Madame Mercotte)
Un régal d’article! Merci pour ces réflexions et ces perspectives.
— Ben
Passionnant!
Je suis « viendue » sur les conseils d’Océane, et je ne le regrette pas !
Ton analyse est très juste, j’ai tout lu jusqu’au bout !
j’ai pas tout lu et j’ai adoré
garçon manqué (qu’ils disent), fervente défenseur(se???) et activiste active du matriarcat, mère, bloggeuse, créatrice d’entreprise, responsable de méga-epic-fail et de soirées rock.
@Ben @Elizabeth @Anne : bienvenue ici et merci!
J’adore.
Mais je m’interroge.
Aimerais-je autant si c’était un homme qui avait écrit ce post?
Je suis un homme, c’est plus fort que moi.
J’ai beau retourner la question dans tous les sens, je ne vois pas comment un homme aurait pu l’écrire… ni une autre… l’objet sans le sujet, toussa toussa… merci bcp
Aaaaaaaaaaaaaaaaaah j’ai tout plein de travail mais je reviens, tu bouges pas les gens, je répondrai!
J’ai tout lu, jusqu’au bout et c’est tellement vrai !
Mère de trois enfants, je fais un boulot de mec (à temps plein)qui m’impose actuellement d’être à 300 bornes de chez moi. Et la question que l’on me pose tout le temps : »Mais qui s’occupe des enfants ? »
Je me demande à combien d’hommes on pose cette question ?
Sinon comme toujours, c’est très bien écrit. Dis Méline, tu ne voudrais pas me la rédiger ma thèse ?? Allez ste plait ?
(La réponse à la question est bien entendu : LEUR PERE, ce saint homme !)
Je voudrais bien faire un commentaire objectif, mais je te connais trop bien et depuis trop longtemps pour ignorer à quel point le père de tes monstres est un saint homme :p… Pour ta thèse, heu… je rédige quand je comprends…et si t’as pas encore les félicitations du jury, je veux bien qu’on me les coupe! bisous!
ah la laa..et tout le système est structuré, orienté etc. de manière masculine. Même quand on veut être crédible, on doit ‘faire les hommes’ (image des cadres sup’ nana dans les entreprises, ou encore mieux des femmes ingénieurs..je caricature même pas tant que ça!).
Même quand on parle des humains, on dit les Hommes, oké avec un grand H, mais bon. Puisque l’image de la ‘réussite’ est une image masculine, alors les filles qui veulent réussir doivent faire comme à l’école : reproduire les codes (bien faire l’exercice) pour peut-être être bien notées (selon un système d’évaluation..et osons le dire, de jugement..tout à fait masculin).
Ce qu’on prend pour de la forme (la manière des filles de s’exprimer etc etc) est à mon sens du fond : c’est le mode de pensée féminin (l’émotion, la sensibilité et tutti quanti).
Et tant que le système de référence est masculin…
bé on n’est pas sorties de l’auberge !!!
Bravo pour la qualité de cet article !
on fait quoi alors les filles?
the show must go on !
c’est quoi la recette pour changer un inconscient collectif?
en tous cas beaucoup de temps, et on a déjà commencé…alors on continue !
YES to the feminine way of being !
@Zinweb @wondercoquillette : qui faire? continuer à en parler comme on fait d’habitude, avec des chips et de la heineken, ça me paraît un très bon début de programme…
Qu’est-ce que cette brillante analyse fait sur un blog-de-filles qui se prétendent nouilles, en plus ?
On prête à Victor Hugo cette belle formule : la forme, c’est le fond qui remonte à la surface.
Application pour un blog de fille : comment faire les disparaître les tâches de fond sur le canapé ? Pourquoi mon hamster ne remonte-t-il pas à la surface ? Pourquoi ne suis-je pas toujours en forme, au fond ? C’est kiki n’a pas vidé la baignoire ?
Pour un blog de dur, tatoué et compagnie : est-ce que le petit Grégory était dans les temps ? C’est qui Victor Hugo ? Est-ce que t’as déjà lu un blog de filles ?
C’est pourquoi ce texte, Méline, est d’un nouveau genre : cela relève de l’ambiblog, du transtextuel, de l’hybripost, de la mixtologie, enfin un truc qui transforme les nouilles en plats de haute gastronomie. Un plat de chef, quoi.
Aaaaah… Cher E_mmanuel
. On aimerait beaucoup que tu viennes écrire par ici, de temps en temps, mais juste pour la parité… On déjeune, bon sang?
Bon t’écris presque jamais (merci l’autre nouille) mais tu déchires quand tu t’y mets
Haha, t’as pas un autre sujet à me proposer? Tu vois bien que je suis restée scolaire…
Wow! Ca fait du bien de lire un billet pareil
Je vais continuer a vous lire!
Bienvenue et merci!
Tu as une méthodologie et une technique d’argumentation anormalement rationnelle pour une femme, ce qui me laisse penser que tu as une idiosyncrasie à tendance masculine. Mère abusive, ou intellectuelle, non? Dans tous les cas un accident oedipien, ou des prédispositions favorisées par un environnement social très avantagé. Voila pourquoi il faut éviter de tomber dans le piège de l’extrapolation de ta clairvoyance à l’ensemble des femmes. Une femme rationnelle ne peut se développer dans ce sens que par un accident de naissance/vie, sa détermination biologique (qui ressort, consciemment ou non, dans ta dernière phrase) privilégiant l’exploration de l’intérieur au détriment de l’exploration du monde, donc de la vérité. Je te propose donc de ne pas gâcher ce formidable potentiel pour servir la futile cause féministe! (futile car, en une phrase, on créé une division sexuelle des humains, alors que la seule division censée est économique, demandez à Counchita qui lave les chiottes de Marie-Madeleine si elles ont qq chose en commun au delà de leur vagin).
Ton pseudo laisse présager que tu es un homme. Je te lis. Tu brilles. Il faudra que j’analyse sur le divan cette envie fugitive de te faire des tartes au quetsches et de repasser tes chemises.
Je pense qu’ici on pourra me répondre. Quelqu’un sait si l’OM a gagné son dernier match? Merci par avance.
Camiiiiille? Tu peux répondre au Monsieur?
L’OM a perdu ce weekend, 2-0 pour Montpellier
Même si je n’adhère pas totalement avec le fond, la forme est remarquable !
C’est un angle, y’en a d’autres et je serais contente de partager là dessus… et puis merci
Une nouille est-elle forcément genrée? Questionnement socio-politico-linguistique…
Et est-il « logique » que ce blog finisse par aborder cette question?
En tout cas je me permet de mettre un petit lien vers un forum où quelques un(e)s de mes ami(e)s passent beaucoup de temps à débattre de ces questions (entre autre) en toute convivialité et où il est d’ailleurs intéressant de se pencher sur la « genrification » des sujets et débats abordés et soutenus…
http://cccforum.propagande.org
Et j’en place une pour « le parasite »: La condescendance » est elle un « attribut » masculin?
La cyberbise.
Un squatteur d’adresse IP…
Une nouille est-elle forcément « genrée »? Questionnement socio-politico-linguistique…
Est-il « normal » que ce blog en vienne à aborder cette question?
J’en profite pour mettre le lien d’un forum sur lequel nombre de mes ami(e)s débattent ardemment de ces sujets. Il est d’ailleurs intéressant de se pencher sur la « genrification » des sujets abordés et débattus…
http://cccforum.propagande.org
Et j’en place une pour « le parasite »: La condescendance est-elle un « attribut » masculin?
La cyberbise
Un squatteur d’adresse IP…