De la Genèse au Mercator
Aujourd’hui, j’ai eu mon premier cours de Tecniche della comunicazione pubblicitaria. C’est une espèce d’étude de tout ce qui se fait en publicité mais avec des chaises en bois et une pornostar en guise de professeur. Voilà.

Besoin d'un cours particulier de Genèse?
Le cours commence à 17 heures. 17h10 : personne. 17h20 : méga tumbleweed qui passe entre les tables (mais sans l’harmonica en soundtrack). 17h30 : stop the breakdown, on rigole plus. Nous arrive de nulle part, chemisier ouvert, montre à strass et stilettos totalitaires, une pornostar dans le genre seconde moitié de la période rose de Marc Dorcel. Et là, c’est le « wouaaah » collectif qui l’emporte (le genre de « wouaaah » qui, malgré la barrière des langues, est traduisible dans toutes les langues). On embraie direct sur le premier chapitre. Deux points, à la ligne, on souligne les titres : la copy strategy. Bim dans ta gueule.
Je rappelle, pour situer les choses, que mon université est un établissement catholique créé par une religieuse catholique qui avait pour dessein catholique de dispenser la pensée catholique à des catholiques catholiques.

Vas-y déconne pas, mange tes 5 fruits et légumes par jour!
Premier chapitre donc, la copy strategy (j’ai dis soulignez les titres, bordel) est une « proposition faite par une agence pour le compte d’un annonceur qui désire faire la promotion d’un service ou d’un produit. Elle comprend la définition de la cible, l’objectif de la communication, la promesse de base, les caractéristiques du produit qui la justifient, le ton puis les contraintes d’ordre technique ou budgétaire ».
Maintenant, accroche-toi au pinceau, j’enlève l’échelle.
Exemple. La Genèse. Arbre de la Connaissance. Une-minute-avant-il-y-a-longtemps. Nous avons là la première copy strategy de l’Histoire. Le serpent a choisi un consommateur qu’il savait curieux et naïf : la femme. Le but de la copy strategy, c’était de liquider le fruit défendu (objectif) tout en expliquant qu’elle deviendrait l’égal de Dieu (promesse produit), avant de rendre le fruit fascinant puisque porteur de connaissance (reason-why), de façon explicative et symbolique (ton) mais sans préciser les contraintes d’ordre technique (la feuille de vigne, ça cache pas grand chose) ni budgétaire (accoucher dans la douleur, elle pris cher!).
Au fait, mon université a 70 ans cette année. Et pour l’occasion, l’invité d’honneur, c’est Benoît XVI. Y’a vraiment, vraiment des jours où la vie vaut la peine d’être vécue.
C’était La Farfalle, votre envoyé spécial à Rome. Un peu de pesto dans ce monde de brutes.
Les 2 nouilles ont aussi envie de vous dire :

Quelle énergie de si bon matin ! Les cathos ne sont plus ce qu’ils étaient ! Moi de mon temps…..
Mais ma bonne dame, tout se perd! Parfaitement! Tout se perd!
ben didonc, si toutes les nonnes sont de ces acabits, je m’inscris au couvent !
tu me gardes une place pour ton prochain cours de copïïïï strategïïïï ??
J’ai aucun religieux professeur (même si la théologie m’apportait 6 crédits ECTS!) mais ils sont tous un peu zouglougata dans leur tête. Nan, les sœurs, c’est en cours de sociologie que je les aient (et en élèves). J’avais pas eu des filles voilées depuis ma sixième aux Émirats…
C’est quoi ce nouveau pseudo ? La farfalle ?
T’as rien suivi, ma parole… A se demander si tu es attentif à ce qu’on fait, franchement. La Farfalle a son portrait complet là haut, dans les guest-nouilles. C’est notre envoyé spécial à Rome. Tu me copieras 100 fois le mode d’emploi de ton prochain paquet de nouilles.
Et deuxième punition tu vas commencer par te créer un Gravatar parce que le fait de ne pas en avoir ça fait franchement désordre dans notre jolie page, et aussi dans ton CV.
Attends, y’a aussi les Grands de ce Monde qui me lisent *mode cirage de pompes activé*
Bon on va être obligé d’aller à Rome voir tout ça (et puis je dois surveiller Camille qui a la farfalle qui frétille avec les blondes pornostar)
Il était temps que les grenouilles plongent dans le bénitier!