— LES2NOUILLES

J’assure pas un cachou en sérendipité

La sérendipité, c’est, paraît-il, l’art de trouver ce que l’on ne cherche pas.

Le concept est très à la mode, depuis que la dernière génération arrivée au boulot passe son temps à glander travailler sur Internet. La sérendipité, c’est tout ce qu’on a trouvé, quand on bosse dans « la-créa-de-la-com-du-ouaibe », pour expliquer à nos patrons que de regarder la vidéo d’un panda qui se brosse les dents n’est que l’étape d’un processus de recherche d’avant-garde et une nouvelle forme de professionnalisme.
Il y a la sérendipité qui nous inspire, et le « multi-tasking », qui nous permet, à nous les néo-humains de la génération Y, d’avoir cinq yeux : un pour la vidéo du panda en bas à gauche, un pour les notifs twitter en haut à droite, un pour les 3 fenêtres de tchat en bas, un sur la playlist qui joue dans le casque, et un dans le dos (au cas où N+1 arriverait, quand même).

J’ai voulu tester la sérendipité en vrai. Qu’est ce qu’on trouve quand on ne trouve pas ce que l’on cherche ?

La bonne pioche. (warf)

La bonne pioche (métaphore)

Voici mon cas d’école (que les Dieux de l’hypertextuel soient avec moi) : je cherche l’origine de l’expression « ne pas assurer un cachou ». Et qu’est-ce que je trouve ?



ETAPE 1 : RECHERCHE GOOGLE : « ne pas assurer un cachou »

Premier résultat

Aow, un forum de jeunes mères. Moi aussi j’ai plongé là dedans, dans la demi-heure qui a suivi mon premier test de grossesse positif, ce moment « de bonheur unique dans une vie » où l’on a envie de hurler « au secours », où l’on transpire la peur par tous les pores, et où le monde entier, sourd, vous sourit comme un con. Restait le web et ses viviers de co-parturientes : on en dégote toujours une qui prend 35 kilos, une qui se chope des varices en plus des vergetures, et une (minimum) dont le bébé s’avère vraiment très, très laid. Bizarrement, ça rassure. Et puis comme partout, on y fait de jolies rencontres. C’est donc avec tendresse que je m’y penche.

Mais pas longtemps.
Parce que ça a fait quand même hyper mal aux yeux.

Pour les besoins du cachou, je me dois de lire : Mimi, Floflo, Boubou, Manou et les autres se connaissent depuis le début de leur grossesse, leurs enfants devaient naître le même mois. Elles ont accouché les unes après les autres. Entre pampers, rototos et rendez vous chez le « gygy » pour vérifier la cicatrice de «l’épisio », elle se font péter à la figure sur fond rose bonbon les pixels multicolores de smileys ridicules en hurlant que c’est QUE DU BONHEUR. (Mais oui, c’est ça, ma caille.)

Dans ce fatras qui fait brutalement ressurgir à ma mémoire l’odeur du vomi de bébé qui s’accroche à l’épaule, je retrouve à grand peine la phrase coupable de l’indexation google (vous l’aurez voulu) :

forummaman

Sérendipity Score : 15/20 au rayon « j’avais oublié CA. Merci ».



Deuxième résultat

Forum d’achat « monhomecinema.com », à propos du choix du magasin : « tu peux faire partie d’une grande enseigne et ne pas assurer un cachou… ». OK. Avis aux amateurs de conseils d’experts, y’a Kermit qui a testé Darty ET Boulanger et qui te conseille sagement de mesurer chez toi avant, pour savoir si ça rentre.

Serendipity Score : Nul.



Troisième résultat

« Tagadapointpoint ». Un blog de broderie. Ne pas fuir. La sérendipité, ça passe aussi par l’ouverture.

tagadapointpoint

L’abécédaire au point de croix, c’est intrinsèquement pour moi un mystère énorme. Un peu comme la gourmette qui dit que tu t’appelles Roger, au cas où tu l’oublierais. Le billet dit seulement « voilà, j’ai commencé cet abécédaire », photo à l’appui. Madame, tu as dû passer des soirées entières là-dessus, à te ruiner les yeux et à te piquer les doigts. Je respecte. Mais pourquoi l’alphabet ?
Pourquoi ?
Est-ce que je twitte l’ALPHABET, moi ? Même Francis Lalanne a dit des choses avec ces 26 lettres…
Ca me donne une vague envie de pleurer.
La photo de l’abécédaire pas terminé, à elle toute seule, a généré 10 commentaires. Je pleure pour de bon. Je vois passer « cachou » dans le brouillard, je préfère partir.

Sérendipity Score : 12/20 au rayon « t’as raté ta vocation ».



Le lien suivant m’emmène encore sur un forum, des fous de voile cette fois : je ne comprends rien, impossible d’y retrouver mon cachou. Je décide de mettre de la souplesse dans l’expérience, et de cliquer sur ce qui m’attire, au petit bonheur la sérendipité. Un blog nul d’un type tout seul qui repompe du Prévert en faisant croire que c’est de lui… Encore deux forums de jeunes mamans (ne pas assurer un cachou, c’est visiblement un truc de mère)… Un blog de colocataires fermé depuis 2007… Rien d’exploitable.




ETAPE 2 : JE RAJOUTE « EXPRESSION » DANS MON CHAMP DE RECHERCHE

L’origine de l’expression reste une donnée hermétique. Mais on la retrouve avec bonheur, tu vas voir, sur «Le web-club de la subaru impreza, une des dernières voitures de rallye homologuée pour la route».

subaru

Il y a bien un cachou dans un topic savoureux datant de 2003, « le dictionnaire du web club », où des membres (que l’on devine bien membrés) rivalisent d’humour grassement motorisé pour trouver des expressions et des définitions originales. Beaucoup de smileys à la con ici aussi, mais le fond est bleu, on est chez des Hommes, les vrais. Je les cite.

se faire retrousser le rectum : pas comprendre ce qui arrive. Ne pouvoir rien faire. Subir. Ex : Les p’tits suisses et les tafioles du 30 se sont fait retrousser le rectum par Megamaou a Ledenon.

Conducteur : homme ayant la capacité de conduire.
« Oui, je suis un trés bon conducteur » (réplique de Dustin Hofmann; « Rain Man »)
Terme galvaudé au féminin « Conductrice »
« Oui, je suis une très bonne conductrice » (réplique de Marie-Chantal à sa grande copine Béatrice lors d’une conversation téléphonique au volant de son Rav4, juste avant l’accident)

Mais LOL, les mecs.
Entre forum rose layette et forum bleu pétrole, j’ai donc appris une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c’est que la connerie n’a pas de sexe. La mauvaise, c’est qu’elle a les moyens de s’accoupler.

Sérendipity Score : 20/20 au rayon « égalité des sexes ».





ETAPE 3 : J’EN AI MARRE, JE VAIS DEMANDER A TWITTER

Et je sens déjà qu’on va me parler de Lajaunie, han, han.

22h34, je tweete: Quelqu’un connaît-il l’origine de la navrante expression « j’assure pas un cachou »?

22h36 – @docfusion: une pub Lajaunie ?
22h41 – @domydom: le cachou lajaunie lajaunie hin hin ?
22h41 – @unnouveaucomptec’est dans l’encyclopédie : lajaunie page 736

Vous l’attendiez depuis le début, avouez, dès que vous avez lu « cachou », vous avez entendu «han-han » ou « hin-hin », ou « hon-hon ». Parce que c’est la pub la plus énorme des années 80, la préférée des français en 1985.

Crochet historique: le cachou a été mis au point en 1880 à Toulouse par Léon Lajaunie, pour rafraîchir l’haleine des fumeurs. Tout au long du XXè siècle, sa réclame a joué sur l’image de la femme sexy, fatale, fumeuse, qui garde l’haleine fraîche (alors qu’on sait tous que la clope comme le cachou, c’est surtout fatal au sourire).

old cachou lajaunie 2

Et voilà comment on arrive à cette épure de pub, ces 6 secondes de rien du tout en forme de perfection qui se sont emparées de notre inconscient. Oui, 6 secondes.

C’est pas de l’art mais c’est un chef d’oeuvre,  David Niles à la lumière,  Kristen Hocking-Dalton dans le rôle des seins.

En 1988, la marque a tenté une nouvelle version pour le lancement du cachou blond, et n’a pas lésiné sur les moyens, avec cette fois Naomi Campbell. Foin d’effet « han-han », Naomi ou pas, on ne se souvient que de l’autre.

A 22h39 @OuPsy me demandait:  rapport avec la Cachou de feu « classe mannequin » ? Oui, mademoiselle, il y en a un. Elle aussi, elle a fait une pub qui a marqué l’histoire :

La palme est pour @crepidule qui ne connaissait pas l’expression (22h40:  j’avais même jamais entendu) et le mot de la fin reviendra à @tsennet, qui s’approche sans doute de la sage vérité à 22h48: Quand t’es pas foutu de donner un tit cachou au réglisse, t’assures forcement pas :)




BILAN DE L’EXPERIENCE :

1- Je vais me pencher plus sérieusement sur « l’effet han-han » : le succès de ces 6 secondes ne tient pas seulement à une paire de nichons, puisqu’on en a vu des milliers depuis. Cette alchimie mystérieuse de la pub qui marche et qui marque m’interpelle. Je vais relire des livres. Je vais y réfléchir. Je me resservirai  de l’exemple au boulot. Je n’ai donc pas perdu ma journée.

2- Le web tel qu’indexé par Google est une véritable poubelle, un gigantesque vide-grenier poussiéreux. Comme la trouvaille du marché aux puces, le petit bonheur de la sérendipité ne doit pas grand-chose au hasard (et c’est une fille de brocanteur qui vous parle) : il faut vouloir y mettre les mains, ne pas avoir peur de la crasse, flairer les bons étalages à l’expérience, ne pas se décourager quand on ne trouve rien, et avoir l’œil… La sérendipité comme le reste demande un peu de talent, un poil de chance et beaucoup de travail. Quand on compte seulement sur le hasard comme je viens de le faire, les chances de trouver une perle sont infinitésimales. Mais quand on ne donne pas sa chance au hasard, elle sont absolument nulles.

3- Je ne sais toujours pas qui a inventé l’expression « ne pas assurer un cachou ». Mais  je sais qu’on peut faire un billet parfaitement bordélique et beaucoup trop long avec un seul petit cachou.

Les 2 nouilles ont aussi envie de vous dire :

  1. 2011 : les tendances
  2. Twitter : le potlatch 2.0
  3. La fin des journaux : quelle information pour demain ?
24 comments
  1. camille says: 6 octobre 200917 h 23 min

    pour être sérendipiteuse pro, moi, en général, je clique sur la page 14 de Google : là on s’éloigne très fortement de toute logique. J’adore !

  2. michel23 says: 6 octobre 200918 h 19 min

    C’est drole, on me faisait remarquer en début d’après midi : « Mais comment tu fais, t’as toujours 15 trucs d’ouvert en meme temps sur l’ordi… »
    Oh! Joie de la veille technologique.

  3. L’expression « ne pas assurer un cachou » est une vieille expression de marin venant des temps historiques où l’Iboga naviguait avec des voiles en coton.
    En effet, les voiles à l’ancienne sont fabriquées en forte toile de coton et sont formées de plusieurs largeurs ou laizes cousues côte à côte. La toile noyale est une toile très forte, servant à fabriquer les grandes voiles de navires à voiles. Ce fut l’un des produits dominant l’essor économique de la période faste de la Bretagne – du XVe au XVIIIe siècle. C’est le capitaine Baudin qui l’importa dans la fabrication des embarcations typiques du Bassin d’Arcachon : les Jouetteyes.

    Pour les rendre résistantes aux moisissures, intempéries et UV, elles sont régulièrement passées dans un bain chaud appelé tannée ou cachoutage : le traitement est obtenu par décoction de poudres riches en tanin, le meilleur produit étant le cachou, issu d’un arbre exotique. Elles ressortent colorées de tons allant du brun-rouge au marron-noir ; frottées afin de bien les imprégner, elles sont ensuite trempées dans l’eau de mer, le sel agissant comme fixateur. Elles sont ensuite gréées sur le navire où elles sèchent au vent. C’est parti pour environ un an.
    Un jour où le cachoutage avait été mal fait par un mlarin, le capitaine Baudin s’énerva et cria : tu as mal assuré le cachou matelot ! Depuis les matelots pour se moquer reprire l’expression « tu n’as pas assuré le cachou » pour toute manoeuvre ratée.
    C’est au XXème siècle que l’expression s’est déformée avec l’apparition d’une pastille très prisée des mêmes marins, car enlevant le gout du sel (en ce temps là les bateaux étaient bas sur l’eau et on recevait beaucoup d’eau de mer dans la figure). La dite pastille carrée de couleur noire, à la réglisse, vit le jour en 1880 à Toulouse, chez un pharmacien nommé Léon Lajaunie, et qui est vendue dans une boîte métallique ronde. la proximité de Toulouse avec le Bassin expliquant que le cachou Lajaunie eu rapidement du succès dans cette région.
    Sur le port de Gujan-Mestras les vieux marins assurent que c’est un propriétaire de forêt usagère de la Teste (un certain Fixbeaudun) qui contestant le droit des Ferret-Capiens à venir couper du bois dans la forêt de La Teste se serait exclamé « Le Maire, il assure pas un cachou ! ». Et voilà comment l’expression fut reprise comme une trainée de poudre (il semblerait qu’un vieux numéro de la Dépèche du Bassin datant de 1901 ai repris l’expression déformée contribuant ainsi à sa popularisation, mais je ne l’ai jamais eu entre les mains).

    Voili, voilà, suffit de demander pour avoir toute l’histoire.
    Tu en veux d’autres ? ;-)

  4. meline says: 6 octobre 200918 h 53 min

    Hallucinant. Formibébeul. Merci. Je crois que le billet est enfin complet :)

  5. François-Xavier Bodin says: 6 octobre 200919 h 15 min

    Où l’on voit que Jacques ayant fini sa journée, se trouva fort inspiré par la quête de l’exacte origine.
    Un grand moment de Culture.

  6. Doc.Fusion says: 6 octobre 200919 h 16 min

    Ah, premier sur Lajaunie. Et merci pour avoir mis un lien vers Kristen Dalton, qui semble ne jamais vieillir o_O

  7. Equinoxefr says: 6 octobre 200919 h 37 min

    peut être que tu devrais rencontrer la personne qui a écrit ça:

    La question essentielle: d’où viens l’expression « t’assures pas un cachou »????
    Commentaire n° 3 posté par Xavier le 16/01/2008 à 10h14

    http://www.eighties.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=131:cachou&catid=29:pub&Itemid=58

    Un début d’association autour d’un simple cachou…

  8. Tsadiq says: 6 octobre 200921 h 25 min

    En même temps, si quelqu’un tape dans google :

    expression « assure pas un cachou »

    Il tombe sur ce post, premier dans les SERP. La séréndipité t’as quand même fait chopper une phrase clé assez intéressante. Non ? :x

  9. greg says: 6 octobre 200922 h 07 min

    Cachou de Classe Mannequin je m’en remets pas !!!!

  10. Sophie Girardeau says: 6 octobre 200923 h 11 min

    Ah, sur…
    Ah, sur…
    Sur ma langue
    Fond un cachou

    Ah, pas si sûr…
    Ah, pas si sûr…
    Susurre le cachou
    Coincé entre deux dents

    Ah si !
    Ah si !
    Je t’assure
    Insiste la gourmande

    Ah oui…
    Ah oui…
    Rassure le cachou
    D’un coup de langue libéré

    T’es sûr ?
    T’es sûr ?
    S’étonne la langue
    Glissant sur le réglisse

    Non, seulement sur…
    Non, seulement sur…
    Le bout de ta langue
    S’inquiète le cachou

    Avant la chute dans le vide
    Avant que la gourmande
    S’en morde la langue
    D’avoir pas assuré le cachou.

    • meline says: 7 octobre 200912 h 52 min

      Je vais me fâcher avec tout le monde si je dis que c’est le commentaire le plus savoureux qu’on ait eu jusqu’ici?
      Walalaaaa merci… c’est une petite merveille!

  11. ML lache un com says: 7 octobre 20098 h 55 min

    Génial maintenant j’ai l’origine des expressions tailler une pipe, un vent à décorner les bœufs, avoir le pied marin, en deux coups de cuillère à pot, se faire appeler Arthur et ne pas assurer un Cachou. Je n’avais jamais pensé à la chercher celle là. Merci.

    • meline says: 7 octobre 200912 h 51 min

      Je veux bien les autres… :)

      • ML lache un com says: 7 octobre 200916 h 30 min

        Pour faire simple et rapide
        Tailler une pipe => Faire une pipe => faire une cigarette
        L’action de rouler une cigarette et de l’humecter… c’est assez visuel maintenant.

        Henri IV serait né en deux coups de cul hier à pot aurait annoncé son père le lendemain de l’accouchement qui apparemment fut rapide et sans problème.

        Pendant la première guerre mondiale dans les tranché il y avait un « couvre-feu » vers 20h et quand les allemands engueulait leur troupe parce qu’il ne respectaient pas les « acht uhr » les français se disait les Arthur se faisaient souvent souffler dans les bronches (à chercher celle là)

        • ML lache un com says: 7 octobre 200916 h 35 min

          Que de fautes…

          Sinon c’est prendre son pied et pas pied marin l’autre expression. Mais il y a tout de même une histoire avec des marins dedans.

          En fait un pied est une unité de mesure qui était en autre utilisée pour le partage des trésors chez les corsaires et assimilés. Chacun prenait donc son pied et après allait au port s’amuser avec les femmes du port ou l’alcool, ou autre…

  12. Ryan says: 7 octobre 200912 h 53 min

    J’avais jamais pris le temps de lire tes articles, je dois dire que ça assure un cachou.

    • Méline says: 13 octobre 200910 h 21 min

      Ca fait plaisir de te voir ici, merci Ryan :)

  13. labilbe says: 9 octobre 20093 h 41 min

    Très intéressant le billet, et les commentaires sont pas piqués des hannetons non plus :)

    http://www.pourquois.com/expressions_langage/pourquoi-pas-pique-hannetons.html

    • Méline says: 13 octobre 200910 h 20 min

      Oh merci, ça file direct dans mes favoris!
      Je vais « faire un tabac » dans les déjeuners de famille…

  14. lydia says: 9 octobre 200913 h 46 min

    Je dirais même plus « ça envoie du steack » !

  15. raph says: 12 octobre 200916 h 19 min

    Mais si on veut faire assurer son cachou, faut s’adresser à qui ?

    • meline says: 12 octobre 200919 h 19 min

      Ta girafe ici…(je t’épargne « T’agis, Raph, ici?! ». Non je te l’épargne même pas)
      Je… crois… que… j’vais pleurer. T’imagines pas ce que ça représente pour moi. Ma MERE était fan de toi. J’ai grandi au son de tes 45 tours…Mon premier slow c’était TOI…

      Non. Sérieux. Raph. Sérieux: sans toi, tu serais pas là.

  16. ZinWeb says: 13 octobre 200915 h 24 min

    j’étais quand même intriguée que même le dico culturel de ce cher Alain Rey ne parle pas de sérendipité (sur ce coup il assurait pas un cachou, ouais ouaisss), suite à une petite recherche j’ai vu que ça venait du persan, le conte des princes de Sérendipe (1557, Sérendipe étant la traduction de Sri Lanka en perse), qui allèrent à la chasse et revinrent avec plein de trésors…plus de détails par exemple sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Voyages_et_aventures_des_trois_princes_de_Serendip
    bizou cachou

    • camille says: 14 octobre 200914 h 45 min

      ah ce walpole, que je l’aime..

Le vôtre