Attention, provinciaux, nous sommes des lecteurs de prospectus

Chic, je vais avoir de la lecture !

Chic, je vais avoir de la lecture !



Dans « Le Monde 2″ du 18 juillet 2009, page 16, dans l’article de Frédéric Potet « J’ai testé pour vous l’écologie au quotidien », il est écrit :

La lecture bihebdomadaire de la publicité est typiquement le genre de petit plaisir -très provincial, sans doute- auquel il est difficile de renoncer.

Bah oui, monsieur Potet, en province, on n’a pas de livre alors on prend les prospectus de Leader Price ou Leclerc pour s’exercer à la lecture. C’est vrai que, chaque matin, j’attends avec une impatience incommensurable que le facteur passe pour me lancer dans une lecture passionnée des promos du supermarché du coin. Il y a des images alors je saisis mieux le message. Et puis, comme on n’a pas l’électricité, on les lit en journée.

La culture n’existe qu’à Paris. Les provinciaux, eux, lisent les prospectus, ils ont un QI inférieur à la moyenne de la capitale.

Les 2 nouilles ont aussi envie de vous dire :

  1. Guillaume Musso: « et si tu nous oubliais? »
  2. La fin des journaux : quelle information pour demain ?
  3. « Hou la menteuse »= « Hou la vilaine »

24 réponses à to “Attention, provinciaux, nous sommes des lecteurs de prospectus”

  • meline dit :

    J’ai deux Leclerc de retard, mais le dernier Lidl… un bijou! Je te le garde, à Bayonne vous avez pas les mêmes… Quand on a la chance de vivre à la capitale du Sud Ouest, on en fait profiter sa province, me remercie pas, c’est de bon coeur…

  • Rémy Bigot dit :

    Excellent ! Merci pour ce moment de rire. Ces journaleux, incroyable parfois !

  • Caipirinha dit :

    AArrrrgghhhh, le genre de choses qui m’énerve !!
    Bon je dois vous laisser je vais chercher de l’eau au puit…

  • Christophe dit :

    pas lu l’article mais je donne mon avis de provincial vivant à paris !

    ton point de vue est légitime mais certainement à mesurer dans le sens où l’on reçoit beaucoup moins de pub à paris. Codes portes, petites boites à lettre et peu de grandes surfaces intramuros aussi…

    je suis d’accord que le terme « petit plaisir » est très gênant cela dit.

  • jaguie dit :

    Dans le Tarn on est plus conforama et ikéa … D’ailleurs j’échange les deux dernier Casto contre le futur Leclerc. Un preneur ?

  • Cpasdommage dit :

    Ce qui est bien, c’est qu’après avoir lu, on peut envelopper les légumes ou les fleurs avec, ou allumer le feu. Va faire facilement un barbecue à Paris, tiens… Heureusement qu’on a la pub pour allumer, nous, hein.
    C’est écolo aussi… Ou faire du papier mâché, c’est joli, le papier mâché, et vachtement culturel :) ))

  • Chibi dit :

    En même temps, il n’a pas tort en fait.

    J’ai bossé dans une usine plusieurs étés de suite, et le midi, ils ramenaient tous leurs prospectus pour comparer les prix de tous les magasins (faut dire, ils gagnent tous un SMIC) et ce genre de comparatif les aide à faire des « économies ».

    Du coup, le midi, le grand sujet est
    « - tu as vu la table de jardin à Super U ?
    - ben non, j’ai pas reçu le prospectus….
    - ah ben attends, je le ramène demain… »

    Du coup ils achètent tous la même chose pas cher en méga promo offre limitée et attendent avec impatience ces supers magazines remplis d’offres exceptionnelles !

    Après, ne faisons, il est vrai, pas une généralité ;-)

    Mais ca reste quand même du vécu.

  • Gonzague dit :

    c’est pourtant connu : tout le monde va chercher son lait en tracteur chez le fermier d’à côté !

  • meline dit :

    Dans « très provincial, sans doute » je crois que c’est le « sans doute » qui tue.
    « Sans doute », parce que moi journaliste d’investigation Paris intra-muros, j’avoue, j’y vais jamais. J’émets une hypothèse à la volée: on enverra éventuellement des reporters sur le terrain. Avec des bottes.

  • raph dit :

    Ça sonne très deuxième degré, comme phrase, non ? (je l’ai pas trouvée dans le contexte, apparemment elle a disparu du texte en lien).

  • ToMa dit :

    En tant que Parisien ayant migré à Bordeaux, je confirme. Quand mes potes viennent chez moi ils sont tous étonné de cette « province ». « Ah mais en fait c’est mortel! »
    Oui les Parisiens sont complètement largués dès qu’il s’agit de parler de province… Mais quand en plus ils sont journalistes…

  • Julienb dit :

    Les provinciaux et les sots sont toujours prêts à se fâcher, et à croire qu’on se moque d’eux ou qu’on les méprise: il ne faut jamais hasarder la plaisanterie, même la plus douce et la plus permise, qu’avec des gens polis, ou qui ont de l’esprit.
    Les Caractères (1696), 51, IV, De la société et de la conversation, Jean de La Bruyère
    Si seulement le billet de potet avait été sur le ton de la plaisanterie…

  • Thomas dit :

    En tout cas, y parait que les Parisiens ont une petite boîte qui te reproduit à l’identique sur papier et même que ça peut te voler ton âme! C’est l’apothicaire qui m’la dit…

  • wonder coquillette dit :

    depuis le Monde 2 on l’a mis dans la boîte aux lettres de la voisine qui l’a immédiatement mis avec ses ordures (normal elle lit que les prospectus)

  • J’ai beaucoup ri en lisant ce billet. Et dire les parisiens passent à côté de ce petit plaisir et moment d’intense insouciance qu’est la lecture des pubs… Plus sérieusement, pas de quoi de se fâcher tout rouge, mais il serait tant que lesdits parisiens laissent de côté ce genre de clichés , à la fin c’est usant et ça ne veut rien dire (!!!). D’ailleurs ça me fait pense à une chanson(« à la campagne….on porte des gilets en velours et on fait un feu de cheminée, blablablablllllll désolée pour les fans) Ça vous dit quelque chose ?! ;-)

  • julien dit :

    C’est quoi un prospectus ? Jamais entendu parler de ça…

  • Courtier dit :

    Merci aux gens de la grande ville de nous envoyer leur culture dans nos boites aux lettres. Merci a vous.

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les2nouilles
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