— LES2NOUILLES

Hier encore, je ne connaissais pas Ma Bite.
Hier encore, je croyais que Miko, c’était une marque d’esquimo glacé, sans boules.
Hier.

J’ai découvert la sans adjectif chanson de Micko Black intitulée « Ma bite, son histoire ».
Je vous la fais courte, j’ai eu envie d’écrire « Ma chatte, son histoire ».
J’ai donc fait quelques adaptations dans le texte original. Je ne comprenais pas toujours toutes les paroles. J’ai essayé de lire sur ses lèvres : ce n’était pas évident.

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[Streetrevue #12]
En 2012, c’est sûre, la revue streetart fera un détour par Toulouse (mais pas par Mulhouse, j’y connais personne) et pourquoi pas en terre andalouse. Qu’il y ait de la pelouse ou de la bouse, je n’ai pas besoin de blouse, je franchis tous les obstacles, sauf la pochouse, ça, ça me foutrait le blues. Qui sait, un jour, détectée par Tom Cruise, la revue me rapportera peut-être du flouse
En tout cas, elle va jouer les ventouses en 2012, j’aime trop regarder ailleurs.

Allez, c’est partie pour la partouze d’images !

Revue street art bordeaux chien à la langue (Derrick)

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Le visible invisible. Un mouvement immobile. Une œuvre en évolution qui ne change pas.
Du Samuel Beckett sur un mur.
Mon cher Malone n’est plus très loin.



Big Addict Artists Serie 001 – Tilt
Director: Benjamin Roudet / Big Addict
Assistant: Nicolas André / Neopen


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Depuis quelques jours, Clémence, ma stagiaire « trop stylée » (parce que c’est comme ça qu’on dit quand on est jeune) travaille à observer. C’est le fameux « stage 3ème » où connaître son futur n’est pas si évident.
L’Éducation nationale m’a permis de découvrir que les jeunes écrivent tout sans accent pour aller plus vite et qu’ils écoutent des tubes équins (en plus des tubes années 80) :

Idéal pour un vendredi tout gris et tout petit (Clémence vient de finir son stage).

Merci Clémence :)


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J’avais un caméscope à cassette 8mm. J’ai filmé mon frère faisant la roue, le chat qui dort, les nuages, les murs, la moquette beige mouchetée, les plafonds en lambris. J’oubliais trop souvent que je tenais un caméscope. Quand je cadrais, par hasard, sur la télé ou l’écran de l’ordinateur, l’image se répétait à l’infini. L’image de l’image, l’écran dans l’écran, l’image de l’écran dans l’écran de l’image… J’aimais bien.

Il pleut.

Combien de fois une image peut-elle être (re)prise en photo ? Combien de temps cette image conserve son sens, ses contrastes, sa matière ? Combien d’écrans peuvent se superposer ?
Je me demande.

Il pleut.

Je me suis amusée. Je suis partie d’une vieille photo : la sunbeam de la famille, 1971. Tirage Kodak, en papier mat. Je l’ai prise et (re)prise en photo, avec instagram, avec ma webcam, avec mon appareil photo, avec l’iphone. J’ai photographié les écrans qui restituaient l’image, j’ai superposé dans le viseur de la webcam, l’écran de l’iphone et l’écran de l’appareil photo pour faire une nouvelle image. J’ai même scanné l’écran de l’appareil photo. J’ai pris en photo la PJ d’un mail. L’image se décadre, se recadre, trouve un nouveau cadre. Les textures changent vite, des informations apparaissent sur l’image, l’image s’inverse et s’efface de plus en plus. Je suis arrivée à 2 séries : une noir et blanc, l’autre tout en pixel saturé.
Je certifie n’avoir jamais utilisé Photoshop (de toute façon je ne sais pas m’en servir).

Il pleut encore.


Sunbeam, 1971

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Photo prise en 2011

Série 2 : la « pixel saturé »

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[Streetrevue #11]
Dans le jambon , tout est bon.
Dans le streetart, pas tout.

street art bordeaux loupé

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[Streetrevue #10]
J’aime bien changer le dentifrice de place. Rompre avec mes automatismes. Chercher le dentifrice.
Je fais pareil avec les itinéraires de mon quotidien. J’emprunte de nouvelles rues.
Ces derniers jours furent un régal.
Merci les madame et monsieur de l’art de rue de Bordeaux.


Cette revue est autorisée aux moins de 18 ans.

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Dimanche prochain, on a TF1.
A 10h moins 3, les All Black vont faire leur haka. Pas celui de 1973, hésitant et limite grotesque. Le « Kapa O Pango ».
Nous nous tiendrons bien sagement, en ligne, à distance règlementaire pendant que les All Black réaliseront avec fougue leur danse maori chantée. J’avoue, ça m’énerve. Je me souviens avec émotion de la barbe de Chabal à 2 cm du All Black. J’avais le poil hérissé.
Il est primordial que nous reprenions l’ascendant psychologique AVANT le coup d’envoi (et la coupure pub de TF1).

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[Streetrevue #9]
Il y a des jours où les2nouilles change de thème, où je change de travail, où j’achète des microsillons, où je prends le train Gare St Roch, où je mange des frites, où je me cogne 4 fois, où je me baigne, où je bois des coups, où je perds mes claquettes. Tous ces jours, comme toujours, je trimballe mon appareil photographique.

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J’ai toujours entendu dire que l’on connaît une personne en ouvrant son frigo. Pour Mme Partensky, professeur de littérature comparée, on connaît une personne en parcourant sa bibliothèque.
J’aimais beaucoup les cours de Mme Partensky.
Et Mme Partensky.
Depuis, je range ma bibliothèque pour lui faire raconter des histoires.

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Petit moment de grâce ce matin : j’ai redécouvert l’existence du thérémine, le plus ancien instrument de musique électronique, fleuron des nouvelles technologies soviétiques en 1919. Le grand Lénine lui-même en prenait des leçons avant que les Stones, les Bee Gees, Jean-Michel Jarre ou Zazie ne s’en emparent.

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Certaines vont s’acheter des godasses, d’autres des sous-vêtements ou des fringues. Moi, c’est les microsillons. Chez Emmaüs surtout. Je me fais des descentes régulières, totalement impromptues et assez compulsives. Cours de la Somme, ils sont dans le coin à droite de la pièce du fond à droite au bout du couloir, après les VHS, juste avant l’escalier. Dans cette petite salle : luminaires, suspensions, abats-jours, friteuses, transistor, appareils ménagers et les 33 et 45 tours. Moquette délavée. Poussière. Éclairage néon écologique : un peu blanchâtre.

pochette de micro sillon

Hier, 15h50, je suis dans les bacs.

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[Streetrevue #8]
Du 8 au 31 Juillet, avec le Off, Avignon croule sous les pancartes. Gouttières, feux de circulation, lampadaires, cactus, attaches vélo, poteaux en tout genre, barrières, balcons, fenêtres, persiennes, grilles, arbres, fontaines, vitrines, poussettes, vélos, sièges, sets de table, humains : tout ce qui est ficelable est ficelé. Le chaos est total, l’anarchie graphique, absolue, c’est la jungle, le bordel en grandiose.


S’il vous plaît

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[Streetrevue #7]
Voilà l’été, toujours l’été, voilà l’été, éhéhéhé. Je déteste cette chanson. Pourtant elle reste dans ma tête, toujours un peu trop longtemps. Les 2 nouilles partent bientôt rejoindre les cigales, le OFF, avec pastis et chapeau de paille. C’est l’étééhéééhééé.
A Bordeaux, c’est la grande récré. La ville a été transformée en galerie photo. Des artistes s’amusent à répondre aux autres. Un zoo africano-campagnard s’est même invité vers St Michel.

Fish-eye King SizeFish-eye King Size

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