— LES2NOUILLES

[Streetrevue #14]
Elles sont là, immobiles, monochromes, d’un simple trait blanc.
Les portes de craie ouvrent vers un ailleurs hypothétique et éphémère.
Elles me donnent envie de jouer au passe-muraille.

Revue street Bordeaux sur les portes

Lire +

Quand je fais du tourisme, je regarde beaucoup les murs, et de préférence, de face, en format carré. Faire une soirée diapo de mes vacances est assez compliqué : cela se résume à des photos de murs. Souvent avec un bout de trottoirs. Dans une nouvelle ville, je cherche. Je scrute les murs, j’interroge les coins de rue, je regarde au-dessus, je guette les belles pièces, les collages, les pochoirs..

À Vienne,
j’ai été assez déçue. J’ai eu l’impression d’un terrain de jeu qui appartiendrait aux artistes de « passage ». J’ai bien vu des moutons, j’ai marqué plusieurs points dans la conquête de l’espace, j’ai suivi la flèche et quelques autres choses. Pas beaucoup d’Autrichiens dans le lot.
Mais Vienne a autre chose : ses enseignes. Ces belles lettres racontent une autre histoire. Hors du temps, assez conservatrice mais souvent jolie.

Voyage à Vienne, Autriche : les enseignes

Lire +

Depuis qu’on a trouvé ça, on joue à se hurler dessus à pleins poumons sans prévenir.

« QUI A NAGE DANS CETTE RIVIERE???
- mais t’es con… »

« …LE SABLE ETAIT BLANC?
- et voilà, t’as fait peur au chat. »

« …ET DES OISEAUX? »
- J’AI BESOIN DE TOUCHER ET DE VOIR POUR Y CROIRE ! »

Essayez, ça débouche les artères.

On dit merci à Beethoven pour la musique, à Philippe Labro pour le texte, et à Johnny, pour tout, forever.


Poème sur la 7ème ( Live 1982 )

Lire +

[Streetrevue #13]
A Angoulême, les dessinateurs ont envahi la ville : Lucky Luke se marre à la fenêtre, Gaston Lagaffe fait … une gaffe, Boule et Bill font de la balançoire… Les fresques murales géantes et « murs peints » habillent un peu partout la ville et c’est drôlement accueillant.
Je profite du rituel « la journée A/R au festival d’Angoulême » pour une revue qui sort des cases.

Festival BD Angouleme Affiche 2012

Lire +

Hier encore, je ne connaissais pas Ma Bite.
Hier encore, je croyais que Miko, c’était une marque d’esquimo glacé, sans boules.
Hier.

J’ai découvert la sans adjectif chanson de Micko Black intitulée « Ma bite, son histoire ».
Je vous la fais courte, j’ai eu envie d’écrire « Ma chatte, son histoire ».
J’ai donc fait quelques adaptations dans le texte original. Je ne comprenais pas toujours toutes les paroles. J’ai essayé de lire sur ses lèvres : ce n’était pas évident.

Lire +

[Streetrevue #12]
En 2012, c’est sûre, la revue streetart fera un détour par Toulouse (mais pas par Mulhouse, j’y connais personne) et pourquoi pas en terre andalouse. Qu’il y ait de la pelouse ou de la bouse, je n’ai pas besoin de blouse, je franchis tous les obstacles, sauf la pochouse, ça, ça me foutrait le blues. Qui sait, un jour, détectée par Tom Cruise, la revue me rapportera peut-être du flouse
En tout cas, elle va jouer les ventouses en 2012, j’aime trop regarder ailleurs.

Allez, c’est partie pour la partouze d’images !

Revue street art bordeaux chien à la langue (Derrick)

Lire +

Le visible invisible. Un mouvement immobile. Une œuvre en évolution qui ne change pas.
Du Samuel Beckett sur un mur.
Mon cher Malone n’est plus très loin.



Big Addict Artists Serie 001 – Tilt
Director: Benjamin Roudet / Big Addict
Assistant: Nicolas André / Neopen


Lire +

Depuis quelques jours, Clémence, ma stagiaire « trop stylée » (parce que c’est comme ça qu’on dit quand on est jeune) travaille à observer. C’est le fameux « stage 3ème » où connaître son futur n’est pas si évident.
L’Éducation nationale m’a permis de découvrir que les jeunes écrivent tout sans accent pour aller plus vite et qu’ils écoutent des tubes équins (en plus des tubes années 80) :

Idéal pour un vendredi tout gris et tout petit (Clémence vient de finir son stage).

Merci Clémence :)


Lire +

J’avais un caméscope à cassette 8mm. J’ai filmé mon frère faisant la roue, le chat qui dort, les nuages, les murs, la moquette beige mouchetée, les plafonds en lambris. J’oubliais trop souvent que je tenais un caméscope. Quand je cadrais, par hasard, sur la télé ou l’écran de l’ordinateur, l’image se répétait à l’infini. L’image de l’image, l’écran dans l’écran, l’image de l’écran dans l’écran de l’image… J’aimais bien.

Combien de fois une image peut-elle être (re)prise en photo ? Combien de temps cette image conserve son sens, ses contrastes, sa matière ? Combien d’écrans peuvent se superposer ?
Je me demande.

Je me suis amusée. Je suis partie d’une vieille photo : la sunbeam de la famille, 1971. Tirage Kodak, en papier mat. Je l’ai prise et (re)prise en photo, avec instagram, avec ma webcam, avec mon appareil photo, avec l’iphone. J’ai photographié les écrans qui restituaient l’image, j’ai superposé dans le viseur de la webcam, l’écran de l’iphone et l’écran de l’appareil photo pour faire une nouvelle image. J’ai même scanné l’écran de l’appareil photo. J’ai pris en photo la PJ d’un mail. L’image se décadre, se recadre, trouve un nouveau cadre. Les textures changent vite, des informations apparaissent sur l’image, l’image s’inverse et s’efface de plus en plus. Je suis arrivée à 2 séries : une noir et blanc, l’autre tout en pixel saturé.
Je certifie n’avoir jamais utilisé Photoshop (de toute façon je ne sais pas m’en servir).


Sunbeam, 1971

Lire +


Photo prise en 2011

Série 2 : la « pixel saturé »

Lire +

[Streetrevue #11]
Dans le jambon , tout est bon.
Dans le streetart, pas tout.

street art bordeaux loupé

Lire +

[Streetrevue #10]
J’aime bien changer le dentifrice de place. Rompre avec mes automatismes. Chercher le dentifrice.
Je fais pareil avec les itinéraires de mon quotidien. J’emprunte de nouvelles rues.
Ces derniers jours furent un régal.
Merci les madame et monsieur de l’art de rue de Bordeaux.


Cette revue est autorisée aux moins de 18 ans.

Lire +

Dimanche prochain, on a TF1.
A 10h moins 3, les All Black vont faire leur haka. Pas celui de 1973, hésitant et limite grotesque. Le « Kapa O Pango ».
Nous nous tiendrons bien sagement, en ligne, à distance règlementaire pendant que les All Black réaliseront avec fougue leur danse maori chantée. J’avoue, ça m’énerve. Je me souviens avec émotion de la barbe de Chabal à 2 cm du All Black. J’avais le poil hérissé.
Il est primordial que nous reprenions l’ascendant psychologique AVANT le coup d’envoi (et la coupure pub de TF1).

Lire +

[Streetrevue #9]
Il y a des jours où les2nouilles change de thème, où je change de travail, où j’achète des microsillons, où je prends le train Gare St Roch, où je mange des frites, où je me cogne 4 fois, où je me baigne, où je bois des coups, où je perds mes claquettes. Tous ces jours, comme toujours, je trimballe mon appareil photographique.

Lire +

J’ai toujours entendu dire que l’on connaît une personne en ouvrant son frigo. Pour Mme Partensky, professeur de littérature comparée, on connaît une personne en parcourant sa bibliothèque.
J’aimais beaucoup les cours de Mme Partensky.
Et Mme Partensky.
Depuis, je range ma bibliothèque pour lui faire raconter des histoires.

Lire +